Le pitaya, ce fruit rose vif à la peau écailleuse qu’on appelle aussi fruit du dragon, pousse sur un cactus grimpant. Et sa fleur ne se donne pas beaucoup de temps : elle éclot une seule fois, à la nuit tombée, répand un parfum vanillé pour attirer les insectes et les chauves-souris, puis se fane au petit matin. Tout se joue en quelques heures. Le fruit, lui, prend son temps derrière.
Dans l’assiette, c’est un fruit très léger. Comptez environ 50 calories pour 100 grammes, et pour cause : c’est surtout de l’eau, plus de 80 grammes sur 100. Autant dire qu’on peut en manger sans culpabiliser, surtout quand il fait chaud et qu’on cherche quelque chose de rafraîchissant.
Côté nutriments, il apporte une bonne dose de vitamine C, celle qui soutient les défenses immunitaires, et pas mal de fibres, ces éléments non digérés qui font travailler le transit en douceur. On y trouve aussi un peu de fer, de calcium, de magnésium, et les fameuses bétacyanines, les pigments qui donnent leur couleur fuchsia à la chair rouge et qui jouent le rôle d’antioxydants.
Envie de goûter le pitaya en dehors de la saison ? En version séchée, il se grignote tel quel ou se glisse dans un muesli.
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À propos de cette chair rouge, une petite mise en garde qui évite les frayeurs inutiles. Si vous en mangez une bonne quantité, ne soyez pas surpris de voir vos urines ou vos selles virer au rose le lendemain. C’est complètement inoffensif, ça porte même un nom, la pseudo-hématurie, et ça disparaît tout seul en un jour ou deux. Rien à voir avec du sang, juste le pigment qui ressort.
Pour le manger, rien de plus simple. On le coupe en deux dans la longueur et on récupère la chair à la cuillère, un peu comme un kiwi. Les petites graines noires qui la parsèment se croquent sans souci, elles sont même intéressantes pour leurs bonnes graisses. Le goût, par contre, ne casse pas trois pattes à un canard : c’est doux, discret, quelque part entre la poire et la pastèque. On l’apprécie surtout bien frais, sorti du frigo, en morceaux dans une salade de fruits ou mixé dans un smoothie.
Un dernier conseil : choisissez-le souple sous une légère pression, avec une peau bien colorée. Trop dur, il est vert et fade ; trop mou, il a passé son heure. À vous de trouver le bon moment.
Crédit photo : Illustration générée par IA

