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Carence en vitamine E : les signes à repérer et comment y remédier

On parle beaucoup de la vitamine D ou du fer, beaucoup moins de la vitamine E. Pourtant, cette vitamine joue un rôle discret mais important, et son manque peut se traduire par des signaux qu’on attribue facilement à autre chose. Petit tour d’horizon pour savoir la repérer et surtout comment l’éviter.

D’abord, à quoi sert-elle ? La vitamine E est avant tout un puissant antioxydant. Elle protège les cellules contre le stress oxydatif, ce phénomène d’usure lié au vieillissement et à divers déséquilibres. Elle participe aussi au bon fonctionnement du système immunitaire, à la santé de la peau et à la protection des nerfs. Rien d’anecdotique, donc.

Bonne nouvelle d’emblée : une vraie carence en vitamine E est rare chez les personnes en bonne santé qui mangent de façon variée. Quand elle survient, c’est le plus souvent chez des personnes qui digèrent mal les graisses, car cette vitamine a besoin de lipides pour être absorbée. Certaines maladies digestives, des troubles du foie ou du pancréas, ou des régimes très pauvres en matières grasses peuvent favoriser un déficit.

Quels signes doivent mettre la puce à l’oreille ? Comme la vitamine E protège les nerfs et les muscles, un manque prolongé peut se manifester par une faiblesse musculaire, des troubles de la coordination ou de l’équilibre, des fourmillements ou une perte de sensibilité dans les mains et les pieds. On peut aussi observer des troubles de la vision et une plus grande sensibilité aux infections, signe d’un système immunitaire qui tourne au ralenti. Côté peau, certains notent une peau plus sèche et qui cicatrise moins bien.

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Le souci, c’est que ces symptômes sont peu spécifiques et peuvent évoquer mille autres choses. Inutile donc de s’autodiagnostiquer une carence dès qu’on a une crampe ou un coup de fatigue. Seul un médecin, au besoin avec une prise de sang, peut confirmer un déficit réel et en chercher la cause, plutôt que de supplémenter à l’aveugle.

La meilleure parade reste de loin l’alimentation. La vitamine E se cache dans les huiles végétales, comme l’huile de tournesol, de colza ou d’olive, dans les oléagineux, amandes, noisettes et graines de tournesol en tête, ainsi que dans l’avocat, les épinards et le germe de blé. Une cuillère d’huile dans une salade et une poignée d’amandes en collation couvrent déjà une bonne partie des besoins quotidiens.

La supplémentation, elle, ne se justifie que dans des situations particulières, validées par un professionnel. Prise sans raison et à fortes doses, la vitamine E n’apporte aucun bénéfice et peut même poser problème. Comme souvent, c’est l’assiette équilibrée qui fait le gros du travail, bien mieux qu’une gélule prise au hasard.

Crédit photo : DR

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