C’est le genre de débat qui revient à chaque dîner. Faut-il privilégier les pâtes ou les pommes de terre quand on surveille un peu sa ligne ou sa santé ? Spoiler : la réponse n’est pas aussi évidente que les régimes à la mode voudraient le faire croire.
Premier réflexe de tout le monde, regarder l’index glycémique. Et là, surprise, les pâtes s’en sortent plutôt bien. Cuites al dente, elles affichent un IG modéré, plus bas que celui du riz blanc ou de la pomme de terre. Concrètement, votre glycémie monte plus doucement, ce qui aide à éviter les fringales deux heures plus tard.
La pomme de terre, elle, joue les caméléons selon la cuisson. En purée, elle grimpe à un IG très élevé, autour de 85 à 90. L’écrasement et la cuisson transforment son amidon en sucre rapidement assimilable. Pas l’idéal.
Mais bouillie avec la peau, la même pomme de terre redescend autour de 55 à 65. La peau, riche en fibres, ralentit l’absorption du glucose. Comme quoi, la préparation change tout.
Côté pâtes aussi, il y a des nuances. Les versions complètes ou aux légumineuses font mieux que les pâtes blanches classiques, grâce à leur dose de fibres et de protéines. Là encore, le détail compte plus que l’aliment lui-même.
Alors, qui remporte le match ? Sur le seul critère de l’index glycémique, les pâtes al dente prennent l’avantage. Pour quelqu’un qui veut éviter les pics de sucre et garder de l’énergie longtemps, c’est un vrai point fort.
Mais ne jetez pas la pomme de terre aux oubliettes pour autant. À condition de la cuire avec la peau et d’éviter la friture, elle reste un excellent aliment, riche en potassium et en vitamine C.
Le vrai piège, ce n’est ni l’un ni l’autre. C’est ce qu’on met dessus et autour. Une pomme de terre noyée sous le beurre et la crème, ou des pâtes ensevelies sous une sauce ultra grasse, et tout le bénéfice s’envole.
Il faut aussi rappeler une évidence trop souvent oubliée. Les féculents ne sont pas vos ennemis. Ce sont vos principales sources de glucides complexes, ces fameux sucres lents qui alimentent vos muscles et votre cerveau. Les supprimer, c’est se tirer une balle dans le pied.
Le bon réflexe, c’est de les intégrer à chaque repas, en quantité raisonnable, et de varier les plaisirs. Des pâtes complètes un jour, des pommes de terre vapeur le lendemain, du riz ou des lentilles le surlendemain.
En clair, oubliez l’idée d’un grand gagnant unique. Les deux ont leur place dans une assiette équilibrée. Ce qui fait la différence, c’est la cuisson, la quantité et l’accompagnement. Le reste, c’est surtout du marketing diététique.
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