Chaque rentrée, c’est la même rengaine : les rayons se couvrent de boîtes promettant énergie, immunité et concentration retrouvées. Avant de craquer pour le premier flacon doré venu, ça vaut le coup de faire le tri. Tous les compléments ne se valent pas, et certains servent surtout à alléger le portefeuille.
Le grand classique des coups de mou, c’est le magnésium. Stress, fatigue, paupière qui saute, petites crampes : ce sont souvent des signaux d’un apport insuffisant, fréquent quand le rythme s’accélère. Un magnésium bien dosé peut vraiment aider à encaisser une période chargée. On privilégie les formes bien assimilées comme le bisglycinate, souvent mieux tolérées au niveau digestif que les versions premier prix.
Vient ensuite la vitamine D, sans doute la plus justifiée sous nos latitudes. Dès que les jours raccourcissent, la fabrication par la peau s’effondre, et une bonne partie de la population française est en déficit l’hiver. Or cette vitamine joue sur l’immunité, les os et le moral. Là, la supplémentation a un vrai intérêt, idéalement après un dosage et avec l’avis d’un professionnel pour ajuster la dose.
Pour ceux qui mangent peu de poisson gras, les oméga-3 méritent aussi le détour. Ces bons acides gras soutiennent le cerveau et le système cardiovasculaire, et la plupart d’entre nous n’en consomment pas assez. Une cure peut combler le manque, à condition de choisir une huile de qualité, bien conservée et peu oxydée.
Si le magnésium vous manque en période chargée, une formule bien assimilée :
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Côté immunité, la vitamine C, le zinc et certains probiotiques reviennent souvent. Ils peuvent donner un coup de pouce, surtout en période de fatigue ou d’enchaînement de petites infections, mais ne font pas de miracle. Inutile d’empiler les gélules : mieux vaut cibler un ou deux besoins réels que de vider la pharmacie.
Le piège, justement, c’est l’accumulation. Multiplier les compléments coûte cher, n’apporte rien de plus et peut même poser problème, certaines vitamines liposolubles s’accumulant dans l’organisme. Plus n’est pas mieux. L’idéal est de partir de ses vrais besoins, quitte à faire une prise de sang pour repérer une carence précise plutôt que de supplémenter à l’aveugle.
Et il faut le redire : aucune gélule ne remplace une assiette correcte. Des fruits et légumes, des céréales complètes, des légumineuses, du poisson, un peu de soleil dès qu’il revient et surtout un sommeil réparateur feront toujours plus qu’une armoire de flacons. Les compléments, c’est le coup de pouce d’appoint, jamais la base. Bien utilisés, sur un besoin identifié et pour une durée limitée, ils ont leur place. À condition de garder la tête froide devant les promesses des emballages.
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