Quand un patient reçoit un diagnostic de cancer, les médecins ne regardent pas seulement la tumeur. Ils évaluent aussi la personne qui vit avec, son état général, sa capacité à supporter les traitements, son niveau d’autonomie au quotidien.
C’est là qu’entre en jeu ce qu’on appelle l’indice de performance, ou performance status en jargon médical. Un chiffre simple qui résume en quelques secondes l’état de forme du patient. Et qui peut peser très lourd dans les décisions thérapeutiques.
Les oncologues utilisent principalement deux échelles. La première, celle de l’OMS ou ECOG, s’étend de 0 à 5. Un 0 signifie que le patient est pleinement actif, sans aucune restriction. Un 5 correspond au décès. Entre les deux, chaque point traduit une perte progressive d’autonomie.
Un patient à 1 peut encore travailler, mais les activités physiques intenses sont limitées. À 2, les soins personnels restent possibles mais le travail ne l’est plus, et la personne passe plus de la moitié de ses journées debout. À 3, elle est confinée au lit ou au fauteuil plus de la moitié du temps.
La deuxième grande échelle est celle de Karnofsky. Elle fonctionne à l’envers, de 100 à 0. Un score de 100 correspond à une santé parfaite, un score de 0 au décès. Elle est plus détaillée et s’utilise souvent dans les essais cliniques ou pour les patients sous soins palliatifs.
Les deux systèmes sont corrélés. Un score ECOG entre 0 et 1 correspond généralement à un Karnofsky entre 80 et 100 %. Un ECOG à 2 équivaut à un Karnofsky autour de 60-70 %. À partir de 3 ou 4 en ECOG, on est dans les scores les plus bas de Karnofsky.
Mais à quoi ça sert concrètement ? À décider si une chimiothérapie intensive est envisageable. À adapter les doses. À mesurer l’évolution de l’état du patient au fil des mois. Un score qui se dégrade rapidement peut justifier un basculement vers des soins de confort plutôt qu’un traitement agressif supplémentaire.
Ce n’est pas un jugement de valeur sur le patient. C’est un outil qui aide les équipes médicales à ne pas sur-traiter, ni sous-traiter. Un guide pour trouver le juste équilibre entre efficacité thérapeutique et qualité de vie.
Si vous avez un proche en traitement oncologique et que son médecin parle de « performance status 2 », vous savez maintenant de quoi il s’agit. C’est une information médicale parmi d’autres, mais elle compte vraiment.
Crédit photo : DR
Pour mesurer soi-même son taux d’oxygène et son pouls :
AGPTEK oxymètre de pouls de doigt → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

