Ce n’est malheureusement pas une première. Régulièrement, des influenceurs profitent de leur audience pour écouler des produits douteux, contrefaits ou carrément illégaux. Les reportages sur le sujet s’enchaînent, et pourtant ça continue. Mais certains franchissent une ligne supplémentaire en s’attaquant à la santé des gens.
C’est le cas avec l’affaire des gélules présentées comme « anti-cancer » par Dylan Thiry, un visage croisé dans plusieurs émissions de télé-réalité. Sur Snapchat, il a vanté des gélules soi-disant miraculeuses, en jouant sur un argumentaire complotiste bien rodé : un produit « interdit en France » parce que, vous comprenez, « c’est plus rentable de vous envoyer à l’hôpital ». Le grand classique du discours qui prétend détenir une vérité cachée que le corps médical vous dissimulerait.
Le problème, c’est que ce genre de promesse n’est pas seulement inefficace. Elle peut être franchement dangereuse. Si une personne malade y croit au point d’arrêter son vrai traitement contre le cancer, les conséquences peuvent être dramatiques. Vendre du faux espoir à des gens vulnérables, c’est ce qu’il y a de pire dans ce type d’arnaque. Face au tollé, l’intéressé a fini par retirer ses vidéos, mais le mal est dans le procédé lui-même.
Au-delà de cette affaire précise, il y a un réflexe simple à garder en tête. Aucun complément alimentaire, aucune gélule achetée via un influenceur ne soigne le cancer. Les vrais traitements passent par des médecins, des protocoles validés, des essais cliniques. Un discours qui repose sur « la vérité qu’on vous cache » et sur l’urgence d’acheter maintenant doit immédiatement allumer un voyant rouge.
Pour démêler le vrai du faux sur la santé, l’Inserm a publié un ouvrage clair qui répond aux idées reçues les plus tenaces.
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Quelques signaux ne trompent pas. Une promesse de guérison miracle, un produit présenté comme interdit ou réservé à quelques initiés, une théorie du complot contre les médecins ou les laboratoires, une pression à l’achat immédiat. Dès qu’un de ces ingrédients apparaît, méfiance maximale.
En cas de doute sur une information santé vue passer sur les réseaux, le mieux reste d’en parler à son médecin ou à son pharmacien, et de croiser avec des sources fiables comme l’Assurance maladie, l’Inserm ou les sociétés savantes. Votre santé mérite mieux qu’un argumentaire de vendeur sur Snapchat.
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