C’est une question que beaucoup se posent, parfois pour eux-mêmes, parfois pour un proche qu’on trouve un peu trop attiré par la bouteille. Et la vérité, c’est qu’il n’existe pas de chiffre magique au-delà duquel on bascule du jour au lendemain dans l’alcoolisme. La dépendance est progressive, et elle se juge autant sur la façon de boire que sur les quantités.
On peut quand même s’appuyer sur des repères. En France, les autorités de santé recommandent de ne pas dépasser deux verres par jour, et surtout pas tous les jours, soit un maximum d’environ dix verres par semaine. Au-delà, le risque pour la santé grimpe nettement, et plus on monte, plus il devient sérieux. Ces seuils sont les mêmes pour les hommes et pour les femmes, contrairement à ce qu’on a longtemps cru.
Mais les quantités ne disent pas tout. Le rapport qu’on entretient avec l’alcool compte au moins autant. Quelques questions valent le coup d’être posées honnêtement. Est-ce que vous ressentez le besoin de boire ? Avez-vous une vraie sensation de manque à certains moments de la journée si vous ne buvez pas ? Vous arrive-t-il souvent d’être ivre ? Ressentez-vous des tremblements après plusieurs jours sans alcool ?
Ce sont des signaux à surveiller. Pris isolément, ils ne prouvent rien. Mais quand ils s’accumulent, et surtout quand ils s’ajoutent à une consommation au-dessus des seuils, c’est le moment d’écouter ce que le corps essaie de dire.
Pour celles et ceux qui veulent reprendre la main en douceur, la méthode d’Allen Carr a déjà aidé pas mal de monde.
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La bonne nouvelle, c’est qu’on n’est jamais obligé d’affronter ça tout seul. Parler à son médecin traitant est souvent la première étape, sans jugement, juste pour faire le point. Des structures dédiées existent aussi, comme Alcool Info Service en France ou Aide-Alcool en Belgique, qui proposent écoute et accompagnement de façon anonyme et gratuite.
Demander de l’aide n’a rien d’un aveu de faiblesse. C’est souvent ce qui fait la différence entre une habitude qui s’installe et une situation qu’on reprend en main. Si vous lisez ces lignes en vous reconnaissant un peu trop, le mieux reste d’en parler. Tôt vaut toujours mieux que tard.
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