Un parcours de 18 trous fait à pied, c’est entre 6 et 12 kilomètres de marche. Comptez 11 000 à 17 000 pas selon le terrain, et selon le nombre de balles que vous partez récupérer dans les fourrés.
On est donc très loin du cliché du sport de fainéant en polo pastel.
Des chercheurs de l’université d’Édimbourg ont passé en revue près de 5 000 travaux sur le sujet pour le British Journal of Sports Medicine, et leur conclusion tient en peu de mots : le golf fait du bien au coeur, au souffle et au métabolisme, avec le profil d’une activité d’endurance douce qu’on peut tenir des décennies.
L’effet sur la longévité, lui, a été mesuré à très grande échelle. Une étude suédoise de l’institut Karolinska a suivi plus de 300 000 golfeurs pendant une vingtaine d’années et observé une mortalité inférieure d’environ 40 % à celle du reste de la population.
Attention quand même à ne pas lire ce chiffre de travers. Les golfeurs suédois sont aussi, en moyenne, plutôt aisés et plutôt bien suivis médicalement. Le golf n’explique donc pas tout, et personne ne vous garantit cinq ans de rab parce que vous avez acheté un sac de clubs.
Si vous décidez de laisser la voiturette au parking, autant porter un sac qui ne vous scie pas l’épaule au bout de trois trous.
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Côté dépense, un 18 trous marché tourne autour de 1 200 calories. En voiturette, vous tombez à peu près à la moitié, ce qui est assez logique puisque vous venez de supprimer la seule partie vraiment physique de la journée. Si vous jouez pour la forme, laissez la voiturette au parking.
Il y a un autre bénéfice, moins spectaculaire mais bien documenté : l’équilibre. Le swing, les appuis sur un terrain irrégulier, les pentes à monter avec le sac, tout ça travaille la stabilité et la perception de votre corps dans l’espace, ce qu’on appelle la proprioception. C’est exactement ce qui protège des chutes en vieillissant, et c’est un des rares sports où l’on progresse encore à 70 ans.
Les précautions, maintenant. Le swing reste un geste très asymétrique, qui tire fort sur le bas du dos et sur l’épaule avant. Cinq minutes d’échauffement, quelques rotations du buste, deux ou trois swings à vide, ça évite pas mal de lumbagos.
Pensez aussi au soleil. Quatre heures sur un parcours en plein mois de juillet sans casquette ni crème, c’est le souvenir cuisant assuré.
Et si vous traînez un antécédent cardiaque ou un dos fragile, demandez conseil à un professionnel de santé avant de vous y mettre sérieusement. Pour tout le reste, marchez.
Crédit photo : Illustration générée par IA

