Une cavalière vue de dos monte un cheval bai au pas dans un manège en extérieur, casque sur la tête, en fin de journée
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Rester assis sur un cheval n’a rien de reposant pour vos abdominaux

On imagine souvent le cavalier tranquillement posé, à laisser le cheval faire tout le travail. C’est faux. Dès que l’animal avance, votre corps corrige en permanence pour rester droit, et ce sont vos muscles profonds, ceux du ventre et du bas du dos, qui encaissent le mouvement. Une balade au pas, molle en apparence, sollicite votre sangle abdominale sans arrêt.

Les chiffres le confirment. Au pas, l’équitation tourne autour de 2,5 à 4 MET, l’unité qui mesure l’effort par rapport au repos. Au trot, on grimpe vers 6,5, soit l’équivalent d’un footing tranquille. Sur une heure, selon votre poids et l’allure, vous dépensez entre 170 et 570 calories. Une séance de saut d’obstacles peut monter jusqu’à 600. Pas mal pour un sport qu’on croit passif.

Ce qui travaille vraiment, ce sont les jambes, le dos et les abdominaux. Rester en équilibre sur un animal de plus de cinq cents kilos qui bouge sous vous oblige vos muscles posturaux à s’ajuster à chaque foulée. D’où les courbatures aux endroits qu’on n’attendait pas, l’intérieur des cuisses, les lombaires, parfois les épaules. Beaucoup de débutants ressortent d’une première leçon surpris d’avoir autant forcé sans avoir eu l’impression de bouger.

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Il y a aussi la posture. À cheval, on apprend à se tenir droit tout en restant souple, épaules basses et bassin mobile. Répété séance après séance, ça renforce le dos et corrige petit à petit le maintien. C’est d’ailleurs pour cette raison que le mouvement du cheval au pas, très proche de celui de la marche humaine, sert en équithérapie. On l’utilise auprès de personnes en rééducation ou en situation de handicap, parce que le rythme de l’animal stimule l’équilibre et le tonus mieux que bien des exercices au sol.

Reste la coordination. Diriger, doser, sentir le cheval, tout ça mobilise le corps et la tête en même temps. Ce n’est pas un hasard si les cavaliers réguliers ont souvent un bon équilibre général.

Deux précautions quand même. C’est un sport à risque de chute, le casque n’est pas négociable, jamais. Et si vous avez un dos fragile ou des articulations douloureuses, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de vous lancer. Pour le reste, montez, votre ventre vous remerciera. Ou vous en voudra, le lendemain.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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