Le pâtisson, c’est cette courge en forme de soucoupe, souvent blanche ou jaune pâle, qu’on croise sur les étals de fin d’été et jusqu’en automne. On la regarde parfois avec méfiance, faute de savoir quoi en faire, et c’est dommage, parce qu’elle est à la fois simple à cuisiner et très légère.
Côté chiffres, le pâtisson tient surtout de l’eau: près de 95 %, pour environ 16 calories aux cent grammes. Autant dire qu’il ne pèse pas lourd dans l’assiette. Il apporte quand même des fibres, un peu de vitamine C, de la vitamine B9 et du potassium, ce minéral qui participe à la régulation de la tension. Rien de miraculeux, mais un bon réflexe pour alléger un repas sans se priver de volume.
Son goût ? Quelque part entre la courgette et le cœur d’artichaut, avec une chair plus ferme que la première. C’est ce qui le rend agréable: il se tient à la cuisson, il ne rend pas toute son eau et il garde un peu de mâche.
Pour répondre à la question qui revient tout le temps: ça dépend de la taille. Un petit pâtisson, bien tendre, se cuit tel quel, peau comprise. Vous le coupez, vous le passez au four ou à la poêle, et voilà. Les gros spécimens, eux, ont une peau plus coriace et une chair parfois filandreuse. Là, un coup d’économe s’impose avant de les faire fondre en purée ou en gratin.
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Le plus simple reste la vapeur, une dizaine de minutes, puis un filet d’huile d’olive et un peu de sel. Rôti au four avec de l’ail et du thym, il devient carrément gourmand. Et comme il est creux une fois évidé, il se prête bien aux versions farcies, façon petit légume du dimanche.
Un point de vigilance quand même. Si un pâtisson vous semble anormalement amer en bouche, ne forcez pas et jetez-le: cette amertume rare peut signaler la présence de cucurbitacines, des composés qui provoquent des troubles digestifs. Ça reste exceptionnel sur les légumes du commerce, mais le réflexe est bon à connaître, surtout avec les courges du jardin.
Bref, le pâtisson mérite mieux que son statut de curiosité décorative. Léger, polyvalent, de saison en ce moment, il a tout pour tourner régulièrement dans vos assiettes. Et si un doute persiste sur votre alimentation, un professionnel de santé reste le meilleur interlocuteur.
Crédit photo : Illustration générée par IA

