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Trois habitudes simples pour mieux dormir, recommandées par les spécialistes de l’insomnie

Tourner et virer dans le lit à 3 heures du matin, ça parle à beaucoup de monde. Les spécialistes du sommeil le répètent pourtant : on peut souvent reprendre la main sans médicament, en travaillant sur trois leviers concrets.

Le premier, c’est l’hygiène de sommeil. Derrière ce mot un peu froid se cache une idée simple : créer les bonnes conditions pour que le sommeil arrive tout seul.

Ça passe d’abord par la régularité. Se coucher et se lever à des horaires stables, même le week-end, aide votre horloge interne à se caler. Les grasses matinées du dimanche qui décalent tout, c’est justement ce qui sabote les nuits suivantes.

L’environnement compte tout autant. Une chambre fraîche, sombre et silencieuse envoie au cerveau le signal qu’il est temps de lever le pied. On limite aussi les excitants en fin de journée : café, thé, alcool et grosse digestion juste avant le coucher ne font pas bon ménage avec un sommeil de qualité.

Et puis il y a les écrans. La lumière des téléphones et tablettes le soir retarde l’endormissement. Couper le défilement compulsif une bonne heure avant de dormir reste l’un des conseils les plus efficaces, même s’il est l’un des plus difficiles à tenir.

Le deuxième levier touche au mental, et c’est souvent le nerf de la guerre. L’insomnie se nourrit des pensées anxieuses, et notamment de la peur de ne pas dormir. Plus vous fixez le plafond en angoissant sur la nuit qui s’écourte, plus vous vous réveillez pour de bon.

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L’astuce des spécialistes va à l’encontre de l’intuition : si le sommeil ne vient pas au bout d’un certain temps, mieux vaut se lever, quitter la chambre et faire une activité calme, plutôt que de rester à ruminer dans le lit. On réassocie ainsi le lit au sommeil, pas à la frustration.

Le troisième levier, c’est la thérapie comportementale et cognitive de l’insomnie, qu’on abrège souvent en TCC-i. C’est l’approche la mieux validée scientifiquement pour les insomnies qui s’installent dans la durée.

Elle se déroule sur quelques séances avec un psychologue ou un médecin du sommeil. On y retravaille les comportements et les croyances liés au sommeil, et les résultats sont solides : on cite régulièrement un taux de réussite autour de 80 %, sans les effets secondaires des somnifères.

La logique d’ensemble est progressive. On commence par les conseils d’hygiène et la gestion des pensées, puis on passe à un accompagnement plus structuré si ça ne suffit pas.

Un mot de prudence pour finir. Si vos nuits sont durablement gâchées, si la fatigue empiète sur vos journées ou si vous suspectez un trouble particulier comme l’apnée du sommeil, ne restez pas seul avec le problème. Un médecin saura faire le tri et vous orienter.

Ces trois pistes ne sont pas des recettes magiques, mais elles ont le mérite d’être à votre portée dès ce soir. Et parfois, retrouver le sommeil commence justement par arrêter de lui courir après.

Crédit photo : DR

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