Ce petit fruit noir passe la moitié de l’année à finir en gelée, en sirop ou en crème pour arroser un kir. Dommage, parce que cru, il joue dans une catégorie que peu de fruits atteignent.
Sa carte de visite, c’est la vitamine C. Comptez autour de 200 mg pour 100 g de baies fraîches, soit à peu près quatre fois ce que vous trouvez dans une orange. Une poignée suffit largement à couvrir vos besoins de la journée. Cette vitamine, pour rappel, aide surtout à tenir le coup contre la fatigue et donne un coup de main à l’immunité. Petit hic quand même : elle craint la chaleur, donc une confiture longuement cuite en perd une bonne partie. C’est bien cru, ou à peine décongelé, que le cassis donne le meilleur de lui-même.
Et puis il y a sa couleur. Ce noir-violet profond, ce sont les anthocyanes, une famille de pigments antioxydants dont le cassis est bourré, bien plus que la myrtille à laquelle on le compare souvent. On lui prête pas mal de vertus du côté de la circulation et de la protection des cellules. Restons prudents, la recherche continue de creuser tout ça, mais disons qu’un fruit aussi dense en polyphénols n’a jamais fait de mal à personne.
Pour en avoir sous la main hors saison, sans sucre ajouté :
Super Garden – Cassis lyophilisés (sans sucre ajouté) → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Le reste de la fiche suit sans forcer : environ 5 à 6 g de fibres pour 100 g, ce qui est beaucoup pour un fruit, un peu de potassium, un peu de vitamine E. Le tout pour une cinquantaine de calories aux 100 g. Autant dire qu’on peut se lâcher.
Le souci, c’est qu’un cassis cru, c’est acide. Franchement acide, même. D’où le réflexe sucre. Sauf que voilà, vous n’êtes pas obligé de le noyer sous le miel. Quelques baies dans un yaourt nature, dans un fromage blanc, mélangées à des flocons d’avoine le matin, et l’acidité devient un atout plutôt qu’un problème. Vous pouvez aussi en congeler quand c’est la pleine saison, en juillet et août : ça se garde des mois et ça ne perd presque rien.
Un dernier point pratique, les feuilles de cassis se font aussi en tisane, une vieille habitude côté articulations. Rien de miraculeux, hein, et en cas de souci articulaire persistant, un médecin reste plus utile qu’une infusion. Mais pour un fruit qu’on cantonne à la confiture, ça fait déjà beaucoup de raisons de l’attraper cru.
Crédit photo : Illustration générée par IA

