Un rameur en skiff glisse sur une rivière calme au lever du jour, vu de dos
sport

L’aviron fait travailler presque tout le corps sans cogner vos articulations

On imagine un rameur avec de gros bras qui tire comme un forcené. La réalité est assez différente. L’aviron mobilise près de 85 % de votre masse musculaire sur un seul geste, ce qui en fait l’un des sports les plus complets qui soient, et pourtant l’essentiel du travail se passe dans les jambes.

Comptez à peu près 65 à 75 % de la poussée qui vient des quadriceps, des fessiers et des mollets. Les bras, eux, ne font que finir le mouvement. C’est d’ailleurs l’erreur classique du débutant, qui tire d’abord avec le bas du dos et les biceps, s’épuise en dix minutes et rentre chez lui avec les lombaires en compote. Le bon geste part des jambes, le buste suit, les bras terminent. Dans cet ordre. Une fois qu’on l’a compris, tout devient plus fluide.

L’autre atout, et il est de taille, c’est que tout ça se fait en douceur pour les articulations. Pas d’impact au sol comme à la course, pas de chocs répétés dans les genoux ou les chevilles. Le mouvement est glissé, continu, sans à-coups. Du coup l’aviron convient aussi bien à quelqu’un qui reprend le sport après une longue pause qu’à un genou un peu fragile qui ne supporte plus le bitume.

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Côté dépense, une demi-heure à intensité modérée brûle entre 200 et 300 calories, davantage si vous poussez le rythme. Vous travaillez le souffle et le cœur en même temps que les muscles, et le maintien du dos droit pendant toute la série fait un gainage naturel qui soulage la posture au quotidien. Coordonner les jambes, le tronc et les bras oblige aussi tout ce petit monde à travailler ensemble, ce qui n’est pas si courant dans les sports d’appareil.

Un conseil quand même avant de vous lancer : la technique fait tout. Deux ou trois séances encadrées par un coach au début, en salle ou dans un club sur l’eau, valent mieux que des semaines à ramer de travers. Gardez le dos gainé plutôt que rond, ne bloquez pas les genoux en fin de poussée, et commencez court quitte à allonger ensuite.

En cas de souci lombaire connu ou de doute, demandez d’abord l’avis d’un professionnel de santé. Mais pour un sport qui muscle large sans abîmer, l’aviron reste vraiment difficile à battre.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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