Regardez une feuille de nori. Elle est presque noire, avec des reflets verts quand la lumière l’attrape. Pourtant, sur le plan botanique, c’est bel et bien une algue rouge, du genre Porphyra, cultivée surtout au Japon et en Corée. Les pigments rouges sont là, simplement masqués par le vert de la chlorophylle une fois l’algue séchée et pressée en feuille. La couleur trahit rien du tout, donc, et c’est déjà une bonne raison de s’y intéresser un peu.
Côté nutrition, le nori a une carte de visite impressionnante. Ramenée à 100 grammes, l’algue séchée affiche autour de 30 grammes de protéines, une belle dose de fer, du magnésium, du calcium, plusieurs vitamines du groupe B et de la vitamine C. Sur le papier, ça ressemble à un aliment miracle.
Sauf que voilà, personne ne mange 100 grammes de nori. Une feuille standard pèse deux à trois grammes. Ces chiffres spectaculaires, il faut donc les diviser par trente ou quarante avant de parler de votre assiette réelle. Une feuille vous apporte moins d’un gramme de protéines. Le nori est un assaisonnement nutritionnellement dense, pas une source principale de quoi que ce soit. C’est très bien comme ça, à condition de ne pas se raconter d’histoires.
Envie de rouler vos makis maison ? Ces feuilles de nori grillées font parfaitement l’affaire.
Feuilles de nori grillées Tanoshi → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Là où l’algue sort vraiment du lot, c’est sur l’iode. Le nori en est l’une des sources les plus concentrées qui existent, et une seule feuille peut déjà couvrir une bonne part de vos besoins quotidiens. L’iode est ce minéral dont la thyroïde a besoin pour fonctionner. Utile quand on en manque, problématique quand on en abuse. Croquer des feuilles à longueur de journée, ou enchaîner les compléments à base d’algues, peut finir par dérégler cette thyroïde plutôt que de l’aider. Si vous avez un souci thyroïdien connu, mieux vaut en parler à un professionnel de santé avant d’en faire une habitude.
En pratique, le nori se glisse partout. Émietté sur un bol de riz, en lamelles dans une soupe, roulé autour de quelques ingrédients pour un maki maison. Achetez-le grillé, conservez-le au sec à l’abri de l’humidité, sinon il ramollit et perd son croquant. Une feuille ou deux de temps en temps, c’est du goût, une touche marine et un petit bonus de minéraux. Rien de magique, mais franchement, pour un aliment aussi léger, le rapport plaisir sur bienfaits reste imbattable.
Crédit photo : Illustration générée par IA

