Imaginez un sport où vous devez foncer chez l’adversaire, toucher un maximum de joueurs, et rentrer chez vous sans jamais reprendre votre souffle. C’est exactement le kabaddi, un jeu de contact très populaire en Inde et dans une bonne partie de l’Asie du Sud, qui commence doucement à se montrer en Europe.
Le principe tient en une image. Deux équipes se font face sur un terrain divisé en deux. À tour de rôle, un joueur, l’attaquant (on l’appelle le raider), traverse la ligne pour aller dans le camp d’en face. Son but, toucher un ou plusieurs défenseurs, puis revenir de son côté. S’il y arrive, il marque des points. S’il se fait attraper et immobiliser avant de rentrer, c’est lui qui est éliminé.
Là où ça devient vraiment particulier, c’est la respiration. Pendant toute son incursion, l’attaquant doit répéter le mot « kabaddi » à voix haute, sans interruption et sans reprendre son air. Cette scansion continue, appelée le cant, sert de preuve. Tant qu’on l’entend articuler, c’est qu’il tient son souffle. Dès qu’il s’arrête, respire ou perd le rythme, il est déclaré hors jeu. Du coup, tout le sel du jeu est là, chez les défenseurs qui essaient de le retenir le plus longtemps possible pour vider ses poumons, et chez l’attaquant qui doit calculer jusqu’où il peut aller avant de manquer d’air.
Comme le kabaddi est un sport de contact au sol, une bonne protection des genoux ne fait pas de mal pour débuter tranquillement :
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Dans les compétitions professionnelles, comme la Pro Kabaddi League indienne, la règle a été assouplie avec un chronomètre de trente secondes par attaque, ce qui évite les litiges sur « il a respiré ou pas ». Mais l’esprit reste le même, on joue vite, en apnée ou presque.
Côté corps, c’est complet et exigeant. Sprints courts, changements de direction, esquives, plaquages, gainage pour ne pas se faire renverser. On travaille le cardio, la force, l’agilité et un peu la gestion du souffle, le tout dans des raids qui durent quelques secondes à peine. Et comme c’est un sport de contact, mieux vaut être bien échauffé et progresser sans forcer, surtout au début.
Si vous cherchez à bouger autrement, sans matériel compliqué, le kabaddi vaut le coup d’œil. Il suffit d’un terrain, de deux équipes et d’un bon coffre.
Crédit photo : Illustration générée par IA

