Cagette en bois débordant de mirabelles dorées bien mûres, posée sur une table en bois, vue de dessus
nutrition

Environ 70 % des mirabelles du monde poussent en Lorraine

C’est une des saisons les plus courtes du verger. La mirabelle arrive vers la mi-août et disparaît fin septembre, six semaines à tout casser. Après, il faudra attendre un an. Alors autant en profiter maintenant, tant que les cagettes débordent sur les étals.

Ce petit fruit doré, rond comme une bille, vient presque entièrement d’un seul coin de France. La Lorraine en produit l’écrasante majorité, autour de 70 % de la récolte mondiale. Et c’est le premier fruit français à avoir décroché une IGP, en 1996, cette Indication Géographique Protégée qui garantit l’origine et impose un cahier des charges. Pour mériter le label, une mirabelle doit faire au moins 22 millimètres, afficher une belle robe dorée et un taux de sucre suffisant.

Justement, parlons sucre. La mirabelle est plutôt douce en bouche, mais elle reste raisonnable : à peu près 70 kilocalories pour 100 grammes, soit une petite dizaine de fruits. Rien d’affolant. Son index glycémique est bas à modéré, ce qui veut dire qu’elle ne fait pas grimper la glycémie en flèche quand on la mange en quantité normale. Le sucre du fruit, contrairement à celui d’un bonbon, arrive accompagné de fibres et d’eau qui ralentissent son passage.

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Et de l’eau, il y en a. Plus de 80 % du fruit, donc la mirabelle désaltère presque autant qu’elle nourrit. Côté vitamines, on y trouve un peu de vitamine C, du bêta-carotène (le pigment orange que le corps transforme en vitamine A), et quelques vitamines du groupe B. Ajoutez du potassium, du magnésium, un peu de fer, et vous avez un fruit modeste mais complet.

Les fibres, environ 2 grammes pour 100 grammes, font surtout du bien au transit. Rien de spectaculaire non plus, mais mangées avec la peau, ces fibres et les antioxydants qui colorent le fruit participent à une alimentation équilibrée. La peau, d’ailleurs, on la garde : c’est là que se concentre une bonne part de l’intérêt.

Un conseil pour finir. Choisissez-les bien mûres, souples sous le doigt, avec cette fine pellicule blanchâtre qui prouve qu’on ne les a pas trop tripotées. Elles se conservent deux ou trois jours à peine. Cuites en tarte ou en confiture elles sont délicieuses, mais crues elles gardent tout. Bref, foncez, la fenêtre se referme dans quelques semaines.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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