Deux rutabagas entiers à la peau jaune et violacée et un demi rutabaga montrant sa chair jaune, posés sur une table en bois
nutrition

Le rutabaga traîne encore une réputation de légume de disette

Il y a des aliments qui n’ont jamais réussi à se refaire une image. Le rutabaga en fait partie. Dans la mémoire collective, il reste collé aux années de guerre et de privations, quand il remplissait les assiettes parce qu’il n’y avait rien d’autre. Et depuis, plus grand monde n’ose le remettre dans son panier. Dommage, parce que ce gros légume-racine à la chair jaune mérite vraiment mieux que ça.

Commençons par le remettre à sa place. Le rutabaga, qu’on appelle aussi chou-navet, vient d’un croisement entre le navet et le chou frisé. D’où sa taille imposante et sa couleur dorée une fois épluché. On le confond souvent avec le navet, mais ce n’est pas la même chose : là où le navet pique et reste tendre, le rutabaga a un goût plus doux, presque sucré, et une chair dense qui tient bien à la cuisson.

Côté nutrition, c’est là que la surprise arrive. Comptez à peu près 34 calories pour 100 grammes. Autant dire pas grand-chose. Et pourtant la même portion couvre près d’un tiers de vos besoins quotidiens en vitamine C, celle qui aide notamment le système immunitaire à tourner. Ajoutez à ça une belle dose de fibres, très utiles pour le transit, et un joli trio potassium, calcium et phosphore. Le potassium, en particulier, participe à la régulation de la tension artérielle. On y trouve même quelques vitamines du groupe B, celles qui font marcher le système nerveux et le métabolisme.

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En cuisine, il se débrouille tout seul. Vous pouvez le faire en purée, seul ou marié à de la pomme de terre pour adoucir sa saveur. En potée, il fond doucement avec les autres légumes d’hiver. Rôti au four en morceaux, avec un filet d’huile d’olive et un peu de thym, il caramélise et devient franchement bon. Rien de compliqué, donc.

Un point d’attention quand même : comme tous les légumes de la famille des choux, il peut ballonner les intestins un peu sensibles. Rien de grave, mais mieux vaut y aller progressivement si vous n’en mangez jamais. Et en cas de doute lié à un régime particulier, demandez conseil à un professionnel de santé.

Bref, sortez-le de son passé de vache maigre. Le rutabaga n’a rien d’un légume de guerre, c’est juste un bon légume d’hiver qu’on a injustement laissé de côté.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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