Une pipette de sérum ambré au-dessus d'un flacon en verre sombre, gouttes suspendues, ambiance tamisée
beauté

Le rétinol, cet actif star des soins anti-âge qui fait des miracles à condition de ne pas brûler les étapes

Le rétinol, c’est un dérivé de la vitamine A. Rien de nouveau, ça traîne dans les crèmes depuis les années 80, mais l’ingrédient revient partout sur les étiquettes ces derniers temps. Ce qu’il fait est simple à résumer : il accélère le renouvellement des cellules de la peau et pousse la production de collagène, cette protéine qui donne à la peau sa fermeté et qui se raréfie avec l’âge. Résultat, avec le temps, un teint plus lisse, des ridules atténuées et une texture affinée.

Il rend aussi de sacrés services aux peaux à imperfections. En régulant le sébum et en désengorgeant les pores, il calme peu à peu les boutons de l’acné adulte, celle qui s’accroche bien après l’adolescence.

Sauf que voilà, un actif aussi actif, ça ne se badigeonne pas n’importe comment. La première règle, c’est d’y aller doucement. On ne commence pas par une application quotidienne sur tout le visage. Une à deux fois par semaine au début, une toute petite noisette, et on laisse la peau s’habituer avant de monter en fréquence. Sinon vous récoltez rougeurs, tiraillements, sécheresse et parfois de vraies squames. Ce n’est pas grave, mais c’est désagréable et ça passe souvent par une phase un peu ingrate.

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Deuxième règle, et elle n’est pas négociable : le rétinol le soir, jamais avant de s’exposer au soleil. La molécule est photosensibilisante, elle rend votre peau plus vulnérable aux UV. D’où l’usage nocturne, et surtout une protection solaire tous les matins, SPF 30 au minimum, même quand le ciel est gris. Faire l’impasse sur la crème solaire, c’est annuler une bonne partie du bénéfice, quand ce n’est pas pire.

Un point important pour finir. Le rétinol est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement, parce que c’est une forme de vitamine A que le corps assimile directement, et qu’à forte dose elle est suspectée d’être nocive pour le développement du bébé. Dans le doute, on met de côté et on demande l’avis d’un professionnel de santé ou d’un dermatologue.

Bref, le rétinol tient vraiment ses promesses, mais c’est un actif qui se mérite. Un peu de patience, beaucoup de crème solaire, et on lui laisse quelques semaines pour montrer ce qu’il sait faire. La peau n’aime pas la précipitation.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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