La sage-femme Anna Roy, visage connu du grand public pour ses prises de parole sur la maternité, a livré un témoignage qui parle à beaucoup de monde. Elle raconte avoir caché des gâteaux dans sa valise, mangé en cachette, ressenti cette envie irrépressible de sucre qui revient sans prévenir. Une confidence honnête, loin des discours culpabilisants.
Ce qu’elle décrit porte un nom : l’attirance compulsive pour le sucre. Et non, ce n’est pas qu’une question de volonté ou de gourmandise mal placée.
Le sucre agit sur le cerveau d’une manière particulière. Quand on en mange, le cerveau libère de la dopamine, la molécule du plaisir et de la récompense. Plus on répète, plus le cerveau associe le sucre à un soulagement rapide, notamment dans les moments de stress, de fatigue ou d’ennui. C’est ce mécanisme qui crée le cercle de l’envie qui revient.
S’ajoutent les fameux pics de glycémie. Un aliment très sucré fait grimper le taux de sucre dans le sang, le corps réagit en le faisant chuter, et cette baisse rapide donne de nouveau envie de sucre. On tourne en rond.
La bonne nouvelle, c’est qu’on peut desserrer cette emprise sans tomber dans la privation totale, qui se solde le plus souvent par une crise de craquage. Quelques pistes concrètes aident vraiment.
Pour aller plus loin, ce témoignage a inspiré bien des sevrages du sucre.
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Misez d’abord sur des repas complets, avec des protéines, des fibres et un peu de bons gras. Ils calent durablement et limitent les fringales de l’après-midi. Quand l’envie de sucre arrive, demandez-vous si vous avez vraiment faim ou si c’est l’émotion qui parle. Boire un grand verre d’eau, sortir marcher cinq minutes ou appeler quelqu’un suffit parfois à faire passer la vague.
Pensez aussi à ne pas garder de réserves trop tentantes à portée de main. On grignote surtout ce qui est là, sous les yeux. Et plutôt que de bannir le dessert, mieux vaut le savourer vraiment, assis, sans écran, pour en tirer le plaisir complet sans enchaîner machinalement.
Le sommeil joue un rôle qu’on sous-estime souvent. Une nuit trop courte dérègle les hormones de l’appétit et augmente l’attirance pour les aliments sucrés dès le lendemain. Dormir mieux, c’est déjà manger plus apaisé.
Le témoignage d’Anna Roy a surtout le mérite de déculpabiliser. Beaucoup de personnes vivent ce rapport difficile au sucre en silence, persuadées d’être seules ou faibles. Or il s’agit d’un mécanisme physiologique et émotionnel très répandu.
Si l’envie de sucre devient envahissante, source de souffrance ou hors de contrôle, en parler à un médecin ou à un diététicien permet d’avancer sans jugement. Sortir de ce schéma prend du temps, mais ça commence souvent par un simple constat dit à voix haute, exactement comme l’a fait Anna Roy.

