Il y a des aliments qui cochent toutes les cases et qui finissent quand même au fond du bac à légumes. Le kiwi fait partie de cette catégorie un peu injuste. On le connaît, on l’aime bien, mais on l’achète rarement. Et pourtant, quand on regarde de près ce qu’il a dans le ventre, on se demande franchement pourquoi il ne trône pas en permanence dans nos corbeilles à fruits.
Commençons par ce qui le rend précieux en plein hiver : la vitamine C. Avec environ 82 milligrammes pour 100 grammes, le kiwi en contient nettement plus qu’une orange, qui plafonne autour de 47 milligrammes. Un seul fruit suffit pratiquement à couvrir vos besoins quotidiens. De quoi soutenir vos défenses immunitaires pile au moment où les rhumes circulent et où vous en avez le plus besoin.
Côté ligne, il joue aussi dans la cour des sages. Sa teneur en sucre tourne autour de 9 grammes pour 100 grammes, ce qui reste raisonnable comparé à la banane, plus proche des 12 grammes. Son index glycémique modéré, situé aux alentours de 50, en fait un fruit fréquentable même quand on surveille sa glycémie. Vous pouvez donc vous faire plaisir sans culpabiliser, ce qui n’est pas le cas de tous les fruits sucrés.
Pour déguster votre kiwi à la petite cuillère sans vous battre avec l’épluchage, ce petit ustensile fait parfaitement le travail.
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Là où le kiwi sort vraiment du lot, c’est sur les fibres. Il combine des fibres solubles, comme les pectines, et des fibres insolubles, dans un équilibre plutôt rare. Résultat, c’est un allié sérieux pour le transit. Les personnes sujettes à la paresse intestinale le savent bien : un kiwi le matin, parfois deux, et les choses se remettent souvent en route en douceur, sans recourir à des solutions plus radicales.
Alors pourquoi le boude-t-on autant en France ? Une partie de la réponse tient sans doute à des idées reçues. Beaucoup le croient importé de l’autre bout du monde, alors que la France figure parmi les premiers producteurs européens. La pleine saison s’étend grosso modo de novembre à mai, soit exactement la période où l’on manque de fruits frais et savoureux. Il y a aussi ce petit côté contraignant : la peau à éplucher, la chair qui peut être acide quand le fruit n’est pas mûr. Pas de quoi le condamner pour autant.
Le bon réflexe, c’est de le choisir légèrement souple sous le doigt, signe qu’il est prêt à être mangé. Trop ferme, il sera râpeux et acide. Vous pouvez le couper en deux et le déguster à la petite cuillère, l’ajouter à un yaourt, le glisser dans une salade de fruits ou même le marier à du salé, avec du jambon cru par exemple. Bref, ce fruit mérite largement qu’on lui refasse une place. Pour le prix d’une poignée de pièces, vous tenez l’un des meilleurs rapports nutrition-plaisir de la saison froide.
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