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Le tubercule des centenaires d’Okinawa que l’on connaît mal en France

Quand on cherche les secrets des populations qui vivent très vieilles, on finit toujours par tomber sur Okinawa. Cette île japonaise concentre l’une des plus fortes densités de centenaires en bonne forme de la planète.

Et dans leur assiette, un aliment revient sans cesse : la patate douce, et plus précisément une variété à chair violette appelée là-bas beni imo.

Pendant des siècles, elle a constitué la base de l’alimentation locale. Pas un produit de luxe ni une mode, juste un féculent du quotidien, cultivé et mangé presque tous les jours.

Alors, légume miracle ? Soyons honnêtes : aucun aliment ne fait vivre cent ans à lui seul. La longévité d’Okinawa s’explique par tout un mode de vie, fait d’activité physique, de liens sociaux forts et d’une alimentation globalement frugale.

Cela dit, la patate douce a de vrais arguments nutritionnels. C’est une bonne source de potassium, de fibres et de caroténoïdes, ces pigments que l’on retrouve dans les végétaux colorés.

Son autre atout, c’est son index glycémique plutôt bas pour un féculent. Cuite au four, il tourne autour de 46, là où la pomme de terre grimpe bien plus haut.

En clair, elle fait moins grimper la glycémie en flèche, ce qui en fait une alliée intéressante si vous surveillez votre énergie ou votre poids. Les fibres, elles, aident à se sentir rassasié plus longtemps.

Les variétés violettes ajoutent à cela des anthocyanes, les mêmes antioxydants que dans les myrtilles ou le chou rouge. Rien de magique, mais des composés que la recherche regarde avec intérêt.

Faut-il pour autant courir acheter de la beni imo japonaise ? Pas forcément. La patate douce orange, beaucoup plus facile à trouver chez nous, offre déjà l’essentiel de ces bénéfices.

Le plus simple reste de la cuire au four ou à la vapeur, avec la peau quand elle est bien lavée, plutôt qu’en frites baignées d’huile. La cuisson douce préserve mieux ses qualités.

Vous pouvez l’écraser en purée, la glisser dans une soupe, la rôtir en cubes avec un filet d’huile d’olive et des épices. Elle se marie aussi bien au salé qu’au sucré.

Un point à garder en tête : malgré son goût légèrement sucré, elle reste un féculent. Elle remplace le riz ou les pâtes dans l’assiette, elle ne s’ajoute pas par-dessus.

Si vous suivez un régime particulier ou que vous surveillez votre glycémie de près, un avis de votre médecin ou d’un diététicien reste la meilleure boussole.

Au fond, la vraie leçon d’Okinawa n’est pas de trouver l’aliment parfait. C’est plutôt de manger beaucoup de végétaux, peu transformés, et de bouger au quotidien.

La patate douce coche pas mal de cases dans cette philosophie. Et elle a l’avantage d’être bon marché, facile à cuisiner et appréciée des enfants. De quoi l’inviter plus souvent à table, sans en attendre des miracles.

Crédit photo : DR

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