santé

Infertilité : une personne sur six touchée dans le monde, et souvent dans le silence

L’Organisation mondiale de la santé a publié un chiffre qui interpelle : environ une personne sur six en âge de procréer sera confrontée à des problèmes de fertilité au cours de sa vie. C’est un adulte sur six, dans tous les pays du monde, sans distinction de revenus ou de géographie.

Ce qui frappe dans ce rapport de l’OMS, c’est l’universalité du problème. L’infertilité ne touche pas seulement les pays riches où les couples font des enfants plus tard. Elle est présente partout, souvent amplifiée par un manque de diagnostic et de solutions accessibles.

Chez l’homme, les causes les plus fréquentes concernent la qualité du sperme. Un faible nombre de spermatozoïdes, une mobilité réduite ou une morphologie anormale peuvent suffire à compliquer ou empêcher une grossesse. Ces facteurs sont souvent liés au mode de vie : tabac, alcool, sédentarité, chaleur excessive au niveau des testicules.

Chez la femme, les origines sont plus variées. Les problèmes d’ovulation arrivent en tête, souvent liés au syndrome des ovaires polykystiques. Les anomalies des trompes de Fallope, les fibromes utérins ou encore l’endométriose figurent aussi parmi les causes régulièrement identifiées.

Dans une grande partie des cas, l’infertilité est mixte : les deux partenaires présentent des facteurs qui, combinés, rendent la conception difficile. C’est pourtant encore trop souvent la femme qui consulte en premier, parfois pendant des années, avant que le bilan masculin soit enfin demandé.

L’OMS a également publié fin 2025 ses premières lignes directrices mondiales sur le sujet, avec quarante recommandations. Elles couvrent la prévention, le diagnostic et les traitements, dont la fécondation in vitro. Car aujourd’hui, la FIV reste inaccessible pour une grande majorité de couples dans le monde, faute de financement ou d’infrastructure médicale.

Du côté des modes de vie, les recommandations sont connues mais méritent d’être rappelées. Une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et l’arrêt du tabac améliorent la fertilité, chez l’homme comme chez la femme. Ce ne sont pas des miracles, mais des leviers concrets.

Le stress chronique joue aussi un rôle, même si son impact est difficile à mesurer précisément. Plusieurs études suggèrent qu’un accompagnement psychologique en parallèle des traitements améliore les chances de succès des techniques de procréation assistée.

Ce que ce rapport rappelle surtout, c’est que l’infertilité n’est ni une fatalité ni une honte. C’est un problème de santé, qui mérite d’être pris en charge sérieusement, sans tabou. Parler, consulter et se faire accompagner reste le premier pas pour avancer.

Crédit photo : DR

Pour repérer ses jours les plus fertiles :

Clearblue test d’ovulation digital → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *