Quand les nuits deviennent compliquées, le réflexe est souvent de chercher une solution dans la pharmacie. Pourtant, avant les somnifères, il existe un levier bien plus simple, gratuit et sans effet secondaire : bouger. Plusieurs études, dont des travaux publiés dans la revue Epidemiology, pointent le rôle de l’activité physique régulière dans la réduction des troubles du sommeil et de l’insomnie.
Le principe est connu mais on l’oublie facilement. L’exercice physique aide l’organisme à mieux réguler son horloge interne, fait baisser le niveau de stress et facilite l’endormissement le soir venu. Une activité d’endurance modérée, marche rapide, vélo, natation, pratiquée plusieurs fois par semaine, est associée à un sommeil plus long et plus profond. Et la bonne nouvelle, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’en faire des heures.
Quelques séances par semaine suffisent déjà à faire la différence. Trente à quarante minutes d’effort modéré, deux à trois fois par semaine, c’est un objectif réaliste pour la plupart des gens et un bon point de départ. L’essentiel, c’est la régularité plus que l’intensité. Mieux vaut une marche dynamique répétée qu’une grosse séance épuisante une fois tous les quinze jours.
Le moment de la journée a son importance. L’idéal est de pratiquer plutôt en journée ou en fin d’après-midi. Un effort intense juste avant le coucher peut au contraire retarder l’endormissement, car il élève la température du corps et le niveau d’éveil. Si vous bougez le soir, laissez passer un peu de temps avant d’aller au lit.
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L’activité physique fonctionne d’autant mieux qu’elle s’accompagne d’une bonne hygiène de sommeil. Des horaires de coucher réguliers, une chambre fraîche et sombre, moins d’écrans en soirée, on connaît la liste, mais elle reste efficace. Limiter le café et l’alcool en fin de journée aide aussi à ne pas saboter les efforts faits dans la journée.
Pourquoi privilégier cette voie avant les médicaments ? Parce que les somnifères, s’ils peuvent dépanner ponctuellement, ne traitent pas la cause de l’insomnie et exposent à une accoutumance. Ils sont à réserver à un usage encadré et limité dans le temps. L’activité physique, elle, agit en profondeur et apporte au passage une foule d’autres bénéfices pour le cœur, le moral et la silhouette.
Attention toutefois : une insomnie installée, qui dure depuis des semaines et pèse sur la journée, mérite un avis médical. Elle peut cacher autre chose, du stress chronique à un trouble du sommeil plus spécifique. Bouger régulièrement est un excellent premier pas, mais ce n’est pas un substitut à une consultation si le problème persiste.
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