Bol de poudre de paprika rouge et cuillère en bois entourés de piments rouges séchés, sur une table en bois
nutrition

Ne faites jamais roussir votre paprika, il vire à l’amer en quelques secondes

Le paprika, c’est simplement des piments doux séchés puis réduits en poudre. Rien de plus. Et pourtant cette poudre rouge cache pas mal de choses qu’on ignore en la balançant machinalement sur un plat de riz.

Commençons par ce qui compte vraiment quand on cuisine avec. Le paprika brûle très vite. Jeté dans une poêle bien chaude, à sec, il passe du rouge profond au brun terne en une poignée de secondes, et là c’est fichu : il devient amer, presque âcre, et rien ne rattrape ça. Le réflexe qui marche, c’est de le mélanger d’abord à un peu d’huile ou de le saupoudrer en fin de cuisson, hors du feu. Le gras protège la poudre et diffuse mieux sa couleur et son parfum. Vous verrez, ça change tout.

Côté nutrition, il y a du bon là-dedans, même si on en met de petites quantités. Le paprika est bourré de caroténoïdes, ces pigments qui lui donnent sa teinte rouge : capsanthine, lutéine, zéaxanthine, bêta-carotène. Ce sont des antioxydants, des molécules qui aident l’organisme à limiter l’usure de ses cellules. Le bêta-carotène, lui, se transforme en vitamine A une fois digéré, utile pour la vue et la peau. Une simple cuillère à soupe couvre déjà une grosse partie des besoins quotidiens en vitamine A. Pas mal pour une épice.

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Attention quand même à ne pas se raconter d’histoires. On ne mange pas le paprika à la cuillère, donc l’apport réel reste modeste par pincée. C’est un petit plus bienvenu dans une alimentation déjà variée, pas un complément miracle qui remplacerait les légumes.

Il existe grosso modo trois familles. Le doux, le plus courant, sans piquant. Le fumé, ce fameux pimentón espagnol séché sur des feux de bois, qui donne ce goût de barbecue aux plats mijotés. Et le fort, qui pique franchement et qu’on dose à la pointe du couteau. À vous de voir selon vos plats.

Dernier détail, et pas des moindres : le paprika se fatigue vite. La lumière et la chaleur détruisent ses pigments et son parfum. Le pot transparent posé au-dessus des plaques de cuisson, c’est le pire endroit. Rangez-le à l’abri, dans un placard au frais, bien refermé, et remplacez-le au bout d’un an. Un paprika terne et sans odeur ne vous apportera plus grand-chose, ni en goût ni en couleur.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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