Un joueur vise le cadre à filet incliné du tchoukball avec un ballon dans un gymnase
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Le tchoukball a été inventé par un médecin fatigué de recoudre des sportifs

Imaginez un sport collectif où personne n’a le droit de vous bousculer, de vous prendre le ballon des mains ou de vous barrer la route. Ça existe, ça s’appelle le tchoukball, et ce n’est pas un hasard.

Derrière ce nom un peu bizarre, il y a un homme : Hermann Brandt, biologiste et prof d’éducation physique suisse. Dans les années 1970, il en avait assez de voir défiler les entorses, les épaules déboîtées et les chocs à répétition dans les sports de contact. Alors il a conçu, presque comme une expérience, une discipline pensée dès le départ pour ne pas casser les corps. Le contact entre joueurs y est tout simplement interdit.

Le principe est malin. À chaque bout du terrain, on installe un cadre incliné tendu d’un filet, une sorte de petit trampoline. Le but, c’est d’envoyer le ballon dessus pour qu’il rebondisse et retombe au sol sans que l’équipe adverse le rattrape à temps. On emprunte un peu au handball pour la façon de manipuler la balle, au volley pour les rebonds, et même à la pelote basque pour cette idée de surface qui renvoie. Le terrain fait environ 16 mètres sur 27, à peu près la taille d’un terrain de basket, et on joue le plus souvent à sept contre sept.

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Ce qui change tout, c’est qu’on n’a pas le droit d’intercepter une passe adverse ni de gêner un tireur. Du coup, pas de placage, pas de bras qui partent, pas de collision. On court, on saute, on vise, mais on ne se rentre pas dedans. Ça enlève une bonne partie des blessures qu’on retrouve ailleurs, et ça rend le jeu accessible à des profils très différents.

Et c’est peut-être là son plus bel atout. Vous pouvez y jouer à peu près à tout âge, quel que soit votre niveau athlétique, sans avoir peur du choc de trop. Un ado, un adulte débutant et quelqu’un qui reprend le sport en douceur peuvent partager le même terrain sans que ce soit ridicule ni dangereux.

Alors non, ça ne remplace pas un avis médical si vous revenez d’une blessure sérieuse, et un minimum d’échauffement reste toujours de mise. Mais pour bouger, transpirer un peu et jouer en équipe sans finir sur le flanc, c’est franchement une chouette porte d’entrée.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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