Quand on parle cholestérol, on imagine tout de suite les statines, les régimes tristes et les plats sans sel. Pourtant, une partie de la réponse se trouve peut-être déjà dans votre placard à épices.
Celle qui revient le plus souvent dans la bouche des nutritionnistes, c’est le curcuma. Cette poudre orange vif qu’on associe au curry n’est pas qu’une question de couleur dans l’assiette.
Son principe actif s’appelle la curcumine. C’est elle qui intéresse les spécialistes, parce qu’elle agirait directement sur le mauvais cholestérol, le fameux LDL qui s’accumule dans les artères.
Le mécanisme est plutôt malin. La curcumine freinerait la fabrication de cholestérol par le foie tout en limitant son absorption au niveau de l’intestin. Deux leviers d’un coup, donc.
Dans une étude, des participants ayant pris une dose quotidienne de curcumine pendant douze semaines ont vu leur taux de LDL diminuer de façon notable. De quoi expliquer pourquoi le curcuma trône en tête des recommandations.
Mais il ne joue pas seul. La cannelle tient elle aussi un joli rôle dans cette histoire.
Plusieurs travaux suggèrent qu’elle peut réduire le mauvais cholestérol tout en préservant, voire en soutenant, le bon, le HDL. Une étude pakistanaise a même observé une baisse du cholestérol total et des triglycérides, sans que le HDL n’en pâtisse.
À côté de ces deux vedettes, d’autres épices méritent leur place dans vos plats : l’ail, le gingembre et le poivre de Cayenne complètent la liste des alliés crédibles contre l’excès de cholestérol.
Reste une question de bon sens : comment en profiter sans transformer chaque repas en expérience pharmaceutique. La bonne nouvelle, c’est que le curcuma se glisse partout.
Une pincée dans une soupe, dans un riz, dans une poêlée de légumes ou même dans un yaourt nature. Petit détail qui compte : la curcumine s’assimile bien mieux accompagnée de poivre noir et d’un peu de matière grasse.
Le gingembre se râpe dans une vinaigrette ou une infusion, la cannelle se saupoudre sur un fromage blanc ou un porridge du matin. Rien de contraignant, juste des réflexes à prendre.
Attention quand même à ne pas tout miser sur une cuillère de curcuma. Aucune épice ne remplace une alimentation équilibrée, une activité physique régulière et, le cas échéant, un traitement médical.
C’est d’ailleurs le message que martèlent les nutritionnistes : avant de modifier votre régime parce que vous avez un cholestérol un peu haut, parlez-en à votre médecin. Surtout si vous prenez déjà des médicaments.
Le curcuma n’est pas un remède miracle, et il ne le prétend pas. C’est juste un coup de pouce naturel, agréable et facile à intégrer, qui peut accompagner de meilleures habitudes.
Et avouez qu’assaisonner ses plats pour prendre soin de ses artères, c’est quand même plus sympa que de compter ses comprimés.
Crédit photo : DR
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