Bouquet de cerfeuil frais sur une planche a decouper en bois dans une cuisine
nutrition

Le cerfeuil rend l’âme dès qu’il touche une poêle chaude

On le range à côté du persil, on le hache un peu vite, et on passe complètement à côté de ce qu’il a de mieux. Le cerfeuil, c’est cette petite herbe aux feuilles finement découpées, au parfum entre anis et persil, qu’on retrouve surtout au printemps sur les étals. Et si vous le traitez comme du persil plat, vous allez le gâcher.

Son truc à lui, c’est la fragilité. La chaleur casse ses arômes en quelques secondes et fait fondre sa vitamine C. Donc on ne le fait jamais bouillir, jamais mijoter. On le cisèle cru, on le jette sur une omelette juste avant de servir, sur un poisson qui sort du four, dans une vinaigrette, dans un potage éteint. Au dernier moment, toujours.

Côté nutrition, il joue dans une catégorie sympa pour une herbe. Le cerfeuil frais est bien pourvu en folates, aussi appelés vitamine B9, celle qu’on recommande notamment pendant une grossesse. Il apporte aussi de la vitamine C, du potassium, un peu de fer et pas mal de manganèse, un minéral discret qui participe au fonctionnement de nos cellules.

Pour en avoir toujours de frais sous la main, un sachet de graines a semer sur le rebord de la fenetre.

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Sauf que voilà le piège classique : ces jolis chiffres sont donnés pour 100 grammes, et personne n’avale 100 grammes de cerfeuil d’un coup. Une belle poignée sur un plat, c’est déjà beaucoup. Autrement dit, ne comptez pas dessus pour couvrir vos apports de la journée. Voyez-le plutôt comme un petit bonus qui accompagne des aliments plus consistants, tout en donnant du goût sans une pincée de sel en plus.

Un mot de prudence si l’idée vous prend d’aller le cueillir dans la nature. Le cerfeuil sauvage ressemble à d’autres plantes de la même famille, dont certaines sont toxiques, comme la ciguë. La confusion peut être grave. Donc pour la cueillette sauvage, on s’abstient si on n’est pas absolument sûr de soi, et on se contente du cerfeuil du marché ou du pot sur le rebord de fenêtre.

Justement, il pousse très bien en jardinière, à la mi-ombre, et il file en graines dès qu’il fait trop chaud. Coupez-le régulièrement, il repart. Vous aurez de quoi en mettre un peu partout, frais, sans jamais l’approcher du feu. C’est bête, mais c’est là que tout se joue.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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