En plein mois de juillet, c’est le fruit qui déborde des étals sans qu’on y prête vraiment attention. Reine-claude bien jaune, quetsche violette, mirabelle dorée : sous ces noms différents, c’est la même famille, et à peu près le même intérêt côté forme.
On l’imagine bourrée de sucre. En vrai, une prune fraîche tourne autour de 45 kcal pour 100 grammes, soit une belle prune pour une trentaine de calories. Rien d’affolant. Le fruit est composé à près de 88 % d’eau, ce qui explique pourquoi on peut en manger trois ou quatre sans avoir l’impression d’avoir fait un repas.
Là où la prune se démarque, c’est sur les fibres. Comptez environ 1,5 à 2 grammes aux 100 grammes, avec une bonne part de fibres solubles, celles qui gonflent un peu dans l’intestin et aident les choses à circuler. S’ajoute à ça le sorbitol, un sucre naturel que le corps digère lentement et qui a un léger effet sur le transit. Rien de médical là-dedans, mais si vous êtes du genre un peu paresseux de ce côté-là, quelques prunes en saison peuvent donner un coup de pouce doux. Attention quand même : à trop forcer, le fameux sorbitol peut jouer dans l’autre sens et vous laisser ballonné. Comme souvent, la modération fait le boulot.
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Petit rappel utile : la prune fraîche et le pruneau, ce n’est pas du tout le même poids nutritionnel. En séchant, le fruit perd son eau et concentre tout, sucres compris. On passe donc d’environ 45 kcal à plus de 200 kcal pour 100 grammes. Le pruneau reste très bien, mais il se déguste à la pièce, pas à la poignée devant la télé.
Côté micronutriments, la prune apporte un peu de potassium, du magnésium et de la vitamine K, plus quelques antioxydants qui donnent leur couleur foncée à la peau. D’ailleurs, gardez cette peau justement : c’est là que se concentrent une bonne partie des fibres et des pigments. Un simple rinçage suffit.
Le mieux, c’est de la croquer telle quelle, bien mûre, quand elle cède légèrement sous le doigt. Elle se glisse aussi très bien dans un clafoutis, une salade de fruits ou même rôtie à la poêle avec un filet de miel. Bref, un fruit de saison à petit prix qu’on aurait tort de bouder pendant les quelques semaines où il est vraiment bon.
Crédit photo : Illustration générée par IA

