On parle beaucoup du saumon, un peu de la sardine, et le hareng, lui, reste au bord de l’assiette. Dommage, parce que c’est sans doute le meilleur rapport qualité-prix de tout le rayon poisson.
Ce petit poisson argenté est gras, au bon sens du terme. Comptez environ 2 grammes d’oméga-3 pour 100 grammes, ces acides gras que votre corps ne sait pas fabriquer tout seul et qui font du bien au cœur, au cerveau et aux yeux. Deux portions de poisson gras par semaine, c’est justement la recommandation classique. Le hareng coche la case sans vous ruiner.
Là où il devient vraiment intéressant, c’est sur les vitamines. Cent grammes vous apportent une dose massive de vitamine B12, très au-delà de vos besoins d’une journée. Cette vitamine, on la trouve presque uniquement dans les produits animaux, et elle joue sur l’énergie, les globules rouges et le système nerveux. Le hareng est aussi l’une des rares sources alimentaires sérieuses de vitamine D, celle qui vient à manquer à beaucoup de monde en hiver. Ajoutez du sélénium, du phosphore, de l’iode et de bonnes protéines, et vous obtenez un aliment très dense pour pas grand-chose.
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Autre bon point, souvent oublié : le hareng se situe tout en bas de la chaîne alimentaire. Il vit peu de temps, il se nourrit de plancton, donc il accumule très peu de mercure et de métaux lourds, contrairement aux gros poissons comme le thon. Pour manger du poisson gras régulièrement sans trop y penser, c’est un vrai atout.
Sauf que voilà, tout dépend de la préparation. Le hareng fumé, saur, mariné ou en rollmops est délicieux, mais il est aussi très salé, parfois énormément. Si vous surveillez votre tension ou votre consommation de sel, allez-y doucement sur ces versions, et rincez au besoin les filets marinés. Le hareng frais ou surgelé, poêlé ou passé au four avec un filet de citron, vous donne les mêmes bienfaits sans la salière.
Côté budget, difficile de faire mieux. C’est l’un des poissons les moins chers de l’étal, souvent trois à quatre fois moins que le saumon pour une richesse en oméga-3 comparable. Deux fois par semaine, en alternant frais et fumé sans abuser du salé, et vous cochez presque toutes les cases. En cas de régime particulier ou de doute, un professionnel de santé reste le mieux placé pour vous conseiller.
Crédit photo : Illustration générée par IA

