Le konjac est une plante asiatique dont on cultive le tubercule depuis des siècles au Japon, et de ce tubercule on tire une farine qui sert à fabriquer des nouilles translucides, les fameux shirataki, ou de petits grains façon riz. La particularité, c’est le compte de calories : autour de 5 à 10 kcal pour 100 grammes une fois cuisiné. Autant dire rien.
D’où vient cette quasi-absence de calories ? Du glucomannane, une fibre soluble qui compose l’essentiel de la plante. Cette fibre a une propriété assez spectaculaire : elle absorbe jusqu’à cent fois son poids en eau. Une fois dans l’estomac, elle forme une sorte de gel épais qui prend de la place, et c’est ce volume qui déclenche la sensation d’être calé alors que vous n’avez presque rien avalé de nutritif.
Ce n’est pas qu’une promesse marketing. L’Autorité européenne de sécurité des aliments, l’EFSA, a validé deux effets du glucomannane. À raison de 3 grammes par jour, dans le cadre d’un régime hypocalorique, il aide à la perte de poids. À 4 grammes par jour, il contribue à maintenir un taux de cholestérol normal. D’autres pistes existent, comme un meilleur transit ou une glycémie un peu plus stable, mais elles ne sont pas encore reconnues officiellement.
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Côté goût, le konjac ne remplacera jamais un bon plat de pâtes. La texture est un peu élastique et l’aliment est fade par nature, donc tout se joue à la préparation. Le réflexe qui change tout : bien rincer les shirataki sortis du sachet, ils ont une odeur particulière, puis les faire revenir à sec quelques minutes à la poêle pour évacuer l’eau avant d’y mettre une sauce qui a du caractère.
Un point de vigilance, quand même, et il est important. Le glucomannane qui gonfle autant, c’est précisément ce qui le rend risqué à avaler à sec, surtout sous forme de gélules coupe-faim : accompagnez-le toujours d’un grand verre d’eau pour éviter qu’il ne gonfle trop haut dans l’œsophage. Les personnes diabétiques ou sous traitement devraient aussi en parler à leur médecin, car cette fibre peut ralentir l’absorption de certains médicaments et du sucre.
Pour le reste, une assiette de shirataki de temps en temps à la place des féculents, c’est un moyen simple d’alléger un repas sans se priver de volume. Rien de magique, mais bien pratique.
Crédit photo : Craig Dugas (CC BY-SA 2.0)

