On le range dans le tiroir à épices à côté du sel et du poivre, on en saupoudre trois pincées sur un plat de riz ou une viande, et on oublie que c’est du poivron rouge séché puis moulu. Rien d’autre. C’est justement ce qui le rend intéressant.
Une cuillère à soupe, soit un peu moins de sept grammes, apporte environ 19 % des apports journaliers recommandés en vitamine A. Pas mal pour une épice. Cette vitamine A vient surtout du bêta-carotène, le pigment qui donne au paprika sa couleur rouge orangé. Votre corps le transforme ensuite en vitamine A, celle qui sert à la vision et au renouvellement de la peau.
Le paprika embarque aussi une famille de composés qu’on appelle les caroténoïdes. Ce sont des pigments végétaux qui jouent le rôle d’antioxydants, c’est-à-dire qu’ils aident à limiter les dégâts causés par les fameux radicaux libres, ces molécules instables produites en permanence par l’organisme. Parmi eux, la lutéine et la zéaxanthine se logent naturellement dans la rétine et sont associées à une meilleure protection des yeux avec l’âge. Il y a aussi la capsanthine, plus spécifique au piment rouge.
Envie de tester la version fumée dont on parle plus haut ? Ce paprika espagnol est une valeur sûre en cuisine.
Paprika fumé doux La Chinata 350 g → voir sur Amazon
Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.
Sauf que voilà, il faut garder la tête froide. Ces pourcentages impressionnants valent pour une cuillère à soupe pleine, et honnêtement, personne n’avale sept grammes de paprika d’un coup. Dans la vraie vie, vous en mettez une demi-cuillère à café, parfois moins. L’apport réel devient alors modeste. Le paprika ne remplace ni un légume, ni une assiette équilibrée. Voyez-le comme un petit bonus qui accompagne le reste, pas comme un complément.
Côté cuisine, deux ou trois repères utiles. Le paprika supporte mal la forte chaleur : jeté dans une poêle brûlante, il brûle vite et vire à l’amer. Mieux vaut l’ajouter en fin de cuisson ou le délayer dans un peu de matière grasse. Le paprika fumé, lui, a un goût plus prononcé et une pointe piquante selon la variété, à doser avec prudence si vous avez l’estomac sensible.
Rien de miraculeux là-dedans, donc, mais une épice qui colore, qui parfume et qui glisse au passage quelques antioxydants dans vos plats. Autant en profiter. Et en cas de doute sur vos apports en vitamines, un professionnel de santé reste le meilleur interlocuteur.
Crédit photo : Illustration générée par IA

