Vue sous l'eau d'une personne pratiquant l'aquajogging avec une ceinture de flottaison dans une piscine
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Ce qui arrive à vos genoux quand vous courez dans l’eau plutôt que sur le bitume

L’aquajogging, c’est exactement ce que le nom promet : courir, mais dans l’eau, en général en grand bassin, là où vous n’avez plus pied. Une ceinture de flottaison vous tient à la verticale, et vous reproduisez le mouvement de la course sans jamais toucher le fond.

Le gros intérêt tient en un mot, l’impact. Sur le bitume, chaque foulée envoie dans vos genoux, vos chevilles et vos hanches une charge qui dépasse largement votre poids de corps. Dans l’eau, cette onde de choc disparaît presque entièrement. Vos articulations travaillent, mais elles n’encaissent plus rien. D’où son succès auprès des coureurs blessés, des personnes en surpoids, ou de celles qui reprennent le sport après une longue pause.

Ne croyez pas pour autant que c’est une version au rabais. L’eau oppose une résistance à chaque geste, dans tous les sens. Du coup le cœur monte vite, les cuisses chauffent, et vous ressortez souvent plus lessivé que prévu. Une séance soutenue se rapproche d’un footing côté dépense d’énergie, à la grosse différence près que vos genoux, eux, n’ont rien senti passer.

Il y a un autre avantage, moins évident. Comme vous flottez, vous êtes obligé de gainer en permanence pour rester droit et ne pas basculer en arrière. Le ventre et le dos bossent en continu, presque sans que vous y pensiez.

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Pour vous lancer, l’essentiel tient en un accessoire, une ceinture de flottaison qui vous garde bien droit en eau profonde.

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Côté technique, deux ou trois repères suffisent. Gardez le buste très légèrement penché vers l’avant, montez les genoux comme si vous couriez pour de vrai, et évitez de pédaler comme sur un vélo, c’est l’erreur classique des débuts. Les bras accompagnent le mouvement, pliés à angle droit. Pour le reste, vingt à trente minutes en alternant phases calmes et petites accélérations font déjà une très bonne séance.

Quelques précautions quand même. L’eau un peu fraîche fatigue plus qu’on ne le croit, alors hydratez-vous, même si vous ne sentez pas la transpiration. Et si vous relevez d’une blessure sérieuse, demandez l’avis d’un kiné ou d’un médecin avant de vous lancer. L’aquajogging est souvent conseillé en rééducation, mais pas dans n’importe quelle situation.

Reste le petit obstacle, il faut un bassin assez profond et la ceinture qui va avec. Une fois ces deux cases cochées, vous tenez sans doute l’un des rares sports qui ménage vos articulations sans rien lâcher sur l’effort.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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