Racines de manioc entieres a la peau brune et une racine coupee montrant la chair blanche, sur une planche en bois
nutrition

Cru, le manioc est toxique, cuit il nourrit des centaines de millions de gens

On croise le manioc partout sans toujours le savoir. Cette grosse racine brune, un peu cireuse, c’est la base de l’alimentation de plusieurs centaines de millions de personnes dans le monde, surtout en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. Et c’est elle qui se cache derrière les petites perles de tapioca de vos desserts, puisque le tapioca n’est rien d’autre que sa fécule.

Ce qui rend le manioc intéressant, c’est d’abord son énergie. Il est très riche en amidon, donc en glucides, un peu comme la pomme de terre mais en plus dense. On y trouve aussi un peu de vitamine C, du cuivre, du manganèse et de la thiamine, une vitamine du groupe B. Gros avantage pour pas mal de monde, il ne contient pas de gluten, ce qui en fait une base bien pratique quand on n’en tolère pas.

Sauf que voilà, il y a un vrai piège, et il faut le connaître. Le manioc cru contient des composés qui, une fois la racine coupée ou râpée, libèrent de l’acide cyanhydrique, autrement dit du cyanure. Ce n’est pas une légende de grand-mère. Croquer du manioc cru, surtout les variétés dites amères, c’est prendre un vrai risque d’intoxication.

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Pas envie d’éplucher des racines ? Le tapioca, c’est justement la fécule du manioc, prête à l’emploi et sans gluten.

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Rassurez-vous, la cuisine règle ce problème depuis des siècles. On épluche la racine, souvent on la fait tremper, puis on la cuit longuement à l’eau bouillante ou à la vapeur. Et surtout, on jette l’eau de cuisson, celle qui concentre le poison. Les variétés douces qu’on trouve le plus souvent chez nous demandent simplement une cuisson complète, exactement comme une pomme de terre qu’on ne mangerait pas crue non plus.

Une fois cuit, le manioc devient tout doux, légèrement sucré, parfait en purée, en frites, en gratin ou mijoté dans un plat en sauce. Ses feuilles se mangent aussi, cuites elles aussi, et elles sont bien plus riches en protéines que la racine.

Un dernier point, quand même. Le manioc, c’est surtout de l’amidon, très peu de protéines. Donc une excellente source d’énergie, mais pas un aliment complet à lui tout seul. On l’associe à des légumineuses, du poisson ou de la viande pour équilibrer l’assiette. Bref, un féculent de plus à glisser dans vos menus, à condition de toujours bien le cuire.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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