L’aneth, c’est cette herbe aux fines feuilles plumeuses qu’on croise surtout à côté du saumon ou dans un pot de cornichons, et qu’on utilise souvent trois brins avant d’oublier le reste au fond du bac à légumes. Dommage, parce que bien employée, elle change vraiment un plat.
Premier réflexe à garder en tête : l’aneth déteste la chaleur. Ses feuilles sont délicates, et dès qu’elles cuisent un peu trop longtemps, elles rendent les armes et perdent presque tout leur parfum. Du coup, on l’ajoute en toute fin de cuisson, ou même directement sur l’assiette une fois le plat dressé. Une sauce au yaourt, un poisson vapeur, une salade de concombre : vous ciselez, vous parsemez, et c’est prêt.
Côté nutrition, rien de miraculeux, mais c’est loin d’être vide. Les feuilles fraîches apportent un peu de vitamine C, des caroténoïdes (que le corps transforme en vitamine A, utile notamment pour la vision) et quelques minéraux comme le calcium, le fer et le manganèse. Comme on en mange rarement des quantités énormes, voyez ça comme un bonus plutôt qu’un apport majeur. Mais c’est toujours ça de pris, et pour zéro calorie ou presque.
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Là où l’aneth traîne une vieille réputation, c’est du côté de la digestion. Ses graines, plus concentrées en composés aromatiques que les feuilles, sont utilisées depuis longtemps en infusion contre les ballonnements et les petits spasmes après un repas un peu lourd. On parle d’effet carminatif, autrement dit qui aide à évacuer les gaz. Rien de magique là-dedans, et ça ne remplace évidemment pas un avis médical si vous avez des soucis digestifs qui reviennent, mais une tisane de graines d’aneth après le dîner, ça ne fait de mal à personne.
Et la question bête, forcément : comment le garder frais ? Les feuilles fanent très vite, en deux ou trois jours à peine. Le mieux, c’est de les enrouler dans un papier absorbant légèrement humide, puis de glisser le tout au réfrigérateur. Et si vous en avez trop, ciselez-le et congelez-le dans un bac à glaçons avec un filet d’eau ou d’huile : vous aurez des petites doses prêtes à l’emploi tout l’hiver.
Bref, l’aneth mérite mieux que son rôle de décoration posée sur le bord de l’assiette. Un peu de retenue à la cuisson, et il vous le rend au centuple.
Crédit photo : Illustration générée par IA

