On le range au rayon frais à côté des yaourts, dans le même petit pot, et on le prend pour un yaourt un peu épais. Sauf que voilà, le skyr n’en est pas vraiment un. C’est une spécialité islandaise vieille de plus de mille ans, techniquement plus proche d’un fromage frais que d’un yaourt, et sa particularité tient dans un chiffre : environ 11 grammes de protéines pour 100 grammes.
Pour comparer, un yaourt nature classique tourne plutôt autour de 4 grammes. Le skyr en met donc presque le triple, tout en restant très maigre, à peine 0,2 % de matières grasses, et léger côté calories, dans les 60 kcal pour 100 grammes. C’est ce mélange qui explique son succès : beaucoup de protéines, très peu de gras, pas grand-chose sur la balance.
Cette densité, elle vient de la fabrication. Pour obtenir un pot de skyr, il faut trois à quatre fois plus de lait que pour un yaourt ordinaire, parce qu’on égoutte longuement le petit-lait. Résultat, tout se concentre : les protéines, mais aussi le calcium, autour de 150 mg pour 100 grammes, soit à peu près 15 % de vos besoins d’une journée, et une bonne dose de vitamine B12.
Concrètement, à quoi ça sert ? Les protéines rassasient plus longtemps que le sucre ou le gras. Un pot de skyr au petit-déjeuner ou en collation, et vous tenez sans craquer sur la barre chocolatée de 11 heures. C’est aussi pour ça que les gens qui font du sport en raffolent : ça aide à réparer les muscles après l’effort, sans culpabiliser sur le côté calorique.
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Un conseil quand même : lisez l’étiquette. Le skyr nature n’a quasiment que du lait, mais les versions aromatisées, vanille, fruits rouges, spéculoos, peuvent embarquer 10 à 15 grammes de sucre par pot. Autant partir sur le nature et ajouter vous-même des fruits frais, un peu de miel ou une poignée de flocons d’avoine.
Il se cuisine très bien, aussi. En remplacement de la crème fraîche dans une sauce froide, dans un smoothie pour l’épaissir, battu avec un œuf dans un gâteau moelleux. Le goût est acidulé, plus franc qu’un yaourt grec, il faut aimer.
Et si les produits laitiers ne vous réussissent pas, inutile de forcer sous prétexte que c’est à la mode. Le skyr reste un bon allié protéiné du quotidien, pas un médicament.
Crédit photo : Illustration générée par IA

