Vue de dos d'une tete aux cheveux bruns couverts de mousse de shampoing pendant un lavage
beauté

Les pellicules ne viennent pas d’un cuir chevelu trop sec

On croit souvent qu’elles trahissent une peau desséchée, ou pire, un manque d’hygiène. C’est presque toujours l’inverse. Dans la grande majorité des cas, les pellicules sont l’œuvre d’une petite levure qui vit sur nos cheveux, le Malassezia, et qui adore le gras.

Cette levure est là chez presque tout le monde, en permanence, sans faire de bruit. Elle se nourrit du sébum, ce film gras que produit naturellement le cuir chevelu. Quand le sébum abonde, elle prolifère. En se nourrissant, elle libère des acides gras irritants qui enflamment la peau. Résultat, les cellules du cuir chevelu se renouvellent trop vite, s’agglutinent, et finissent par tomber en petites squames blanches sur vos épaules.

Voilà pourquoi les cuirs chevelus plutôt gras y sont plus sujets que les cuirs chevelus secs. Se laver plus souvent ne rend pas malade, contrairement à une vieille idée reçue. Et non, ce ne sont pas des microbes qu’on attrape : les pellicules ne sont pas contagieuses.

Pour s’en débarrasser, le savon parfumé ne suffira pas. Il faut un shampoing antipelliculaire qui cible directement la levure. Les plus efficaces contiennent de la pyrithione de zinc, du kétoconazole ou de la piroctone olamine. Le geste qui change tout : laisser poser le produit deux à trois minutes sur le crâne avant de rincer, le temps que la substance active agisse. Passer le shampoing en vitesse comme un gel douche, ça ne donne rien.

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Pour cibler la levure plutôt que masquer le symptôme, un shampoing traitant à laisser poser reste la base :

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Le kétoconazole reste le plus costaud, notamment sur les cas tenaces ou les poussées un peu fortes. Une fois que le cuir chevelu s’est calmé, inutile d’arrêter net. Un usage d’entretien, une fois par semaine, suffit souvent à tenir la levure à distance et à éviter que tout recommence.

Un mot de prudence quand même. Si les démangeaisons persistent, si des plaques rouges et grasses s’installent, ou si le cuir chevelu reste irrité malgré plusieurs semaines de shampoing adapté, ce n’est peut-être plus de simples pellicules. Une dermite séborrhéique ou un psoriasis du cuir chevelu peuvent y ressembler. Dans ce cas, un dermatologue posera le bon diagnostic et proposera un traitement sur mesure.

Bref, pas la peine de culpabiliser ni de multiplier les huiles nourrissantes. Comprendre que le coupable est une levure gourmande de gras, c’est déjà savoir comment lui couper l’appétit.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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