Quand le maïs jaunit et crève sous la canicule, le sorgho, lui, enroule ses feuilles, se met en veille et attend la pluie. Dès que l’eau revient, il repart comme si de rien n’était. Cette céréale venue d’Afrique, cultivée depuis plus de cinq mille ans, consomme environ 30 % d’eau de moins que le maïs. C’est la cinquième plus cultivée au monde, derrière le maïs, le riz, le blé et l’orge, et pourtant beaucoup de gens n’en ont jamais mis une graine dans leur assiette.
Dommage, parce qu’elle a de sérieux arguments côté nutrition. Comptez autour de 10 grammes de protéines et 6 à 7 grammes de fibres pour 100 grammes de grains, ces fibres qui aident au transit et calent l’appétit pour un bon moment. Surtout, le sorgho ne contient pas de gluten. Pour les personnes cœliaques ou simplement sensibles au blé, c’est une vraie option, aussi bien en grains entiers qu’en farine, qui se glisse dans un pain ou un gâteau maison.
Les variétés rouges, brunes ou noires ont un autre atout : leurs tanins et polyphénols, des antioxydants qui aident les cellules à encaisser le stress du quotidien. Rien de miraculeux là-dedans, on reste sur une bonne habitude alimentaire parmi d’autres, pas sur un remède.
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En cuisine, c’est d’une simplicité déconcertante. Vous le préparez comme du riz ou du quinoa : rincé, puis mijoté dans de l’eau bouillante une quarantaine de minutes, jusqu’à ce que les grains gonflent et deviennent tendres sous la dent. Ça remplace le riz d’un plat en sauce, ça se jette froid dans une salade, ça épaissit une soupe. Et pour l’anecdote, certaines variétés éclatent à la poêle exactement comme du pop-corn, en tout petit format. De quoi occuper les enfants un mercredi pluvieux.
Un point de vigilance quand même : ce sont justement ces fibres qui peuvent ballonner si vous forcez trop d’un coup, ou si la cuisson reste trop courte. Allez-y progressivement, laissez le temps aux grains de bien cuire, buvez de l’eau à côté. En cas d’intestin fragile ou de doute, un professionnel de santé reste le mieux placé pour vous conseiller.
Bref, une céréale qui tient tête à la sécheresse et qui, dans l’assiette, fait le travail aussi bien que ses cousines plus célèbres. Ça vaut vraiment le coup de lui laisser une place.
Crédit photo : Illustration générée par IA

