Des moules crues dans une passoire en inox posée sur un plan de travail de cuisine, près d'une fenêtre
nutrition

La moule, ce coquillage à trois euros le kilo qui écrase le steak sur le fer et la B12

Cent grammes de moules cuites, c’est une vingtaine de grammes de protéines pour environ cent calories. Le genre de rapport qu’on va chercher ailleurs en payant trois fois plus cher.

Mais l’argument principal est ailleurs. La moule est un concentré de vitamine B12, celle qui sert au système nerveux et à la fabrication des globules rouges, et une portion normale couvre plusieurs fois les besoins d’une journée. Rien que ça.

Elle apporte aussi du fer en quantité vraiment sérieuse. Et pas n’importe lequel : le fer d’origine animale, que l’organisme absorbe bien mieux que celui des lentilles ou des épinards. Ajoutez à ça du zinc, du sélénium, de l’iode et une petite dose d’oméga-3, ces graisses que le corps ne sait pas fabriquer tout seul, et vous comprenez pourquoi les nutritionnistes en parlent avec des étoiles dans les yeux.

Reste que ce coquillage ne pardonne pas l’approximation. À l’achat, fiez-vous à l’odeur : ça doit sentir la mer et l’iode, jamais la vase ou l’ammoniaque. Les coquilles sont fermées, lourdes, brillantes. Certaines sont entrouvertes, c’est normal, mais elles doivent se refermer quand vous les tapotez. Celles qui restent béantes, poubelle.

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Pour cuire vos moules cinq minutes à couvert sans transvaser dans trois récipients, une vraie marmite à moules fait bien le job (le couvercle sert de réceptacle à coquilles vides).

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Au frigo, on les garde entre quatre et six degrés, dans un récipient recouvert d’un linge humide, surtout pas dans un sac plastique fermé. Ce sont des animaux vivants, ils respirent encore. Et on les mange dans les vingt-quatre heures qui suivent l’achat, pas dans trois jours.

À la cuisson, cinq minutes à couvert sur feu vif suffisent largement. Celles qui refusent de s’ouvrir, vous les jetez sans discuter, même si l’une ou l’autre aurait sans doute été mangeable. Le calcul est vite fait.

Un point de vigilance quand même, et il est important. Les toxines que les coquillages peuvent accumuler quand l’eau est contaminée résistent à la chaleur : la cuisson ne les détruit pas. C’est pour ça qu’on achète chez un professionnel, qui travaille avec des zones surveillées, et qu’on ne ramasse jamais de moules sauvages sur un rocher sans avoir vérifié les arrêtés préfectoraux de la zone. En cas de doute, ou si vous avez un traitement de la thyroïde et que l’iode vous pose question, demandez conseil à un professionnel de santé.

Une casserole de moules marinière, c’est encore un plat léger. Noyées sous la crème avec un cornet de frites à côté, on ne parle plus vraiment de la même chose.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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