Le pickleball, c’est ce sport de raquette qui a envahi les gymnases et qui ressemble à un croisement entre le tennis, le badminton et le ping-pong. On joue avec une raquette pleine, une balle en plastique perforée, sur un terrain minuscule : 6,10 mètres de large sur 13,41 de long, exactement la taille d’un court de badminton en double. Trois fois plus petit qu’un court de tennis, donc, ce qui change pas mal de choses.
Ce petit format, c’est justement ce qui rend le jeu aussi accessible. On court beaucoup moins, on tape moins fort, les impacts sur les articulations sont plus doux. Résultat, c’est une des rares activités où un ado et son grand-père peuvent se renvoyer la balle sans que ce soit ridicule pour l’un ou épuisant pour l’autre. Pour reprendre le sport après des années de canapé, il y a pire porte d’entrée.
Les règles se retiennent en dix minutes. Le service se fait par en dessous, en diagonale. Et il y a cette règle un peu bizarre du double rebond : après le service, la balle doit toucher le sol une fois de chaque côté avant qu’on ait le droit de la frapper à la volée. Juste devant le filet, une zone d’un peu plus de deux mètres qu’on surnomme la cuisine, où la volée est interdite. On joue en général en 11 points, avec deux points d’écart pour l’emporter, et seul le camp au service marque.
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Sauf que voilà, faible impact ne veut pas dire sans risque. Les chiffres sont assez parlants : le genou concentre près de 29 % des blessures, le pied et la cheville presque autant, autour de 27 %. Le reste se répartit entre épaule, dos et coude. Ce fameux coude, d’ailleurs, c’est le même tendon qui trinque qu’au tennis, une tendinite qu’on attrape à force de répéter le même geste.
Le piège, c’est le côté ludique. On se dit que c’est du loisir, on arrive en tongs, on démarre à froid, et les changements de direction secs sur un petit terrain, ça surprend vite une cheville pas préparée. Cinq minutes d’échauffement, des chaussures qui tiennent bien le pied, et on lève le pied si une douleur s’installe plutôt que de finir le match à tout prix. En cas de gêne qui traîne, un professionnel de santé reste le bon interlocuteur.
Le reste, c’est du plaisir. Et pour une fois qu’un sport se veut convivial sans vous démolir, on aurait tort de bouder.
Crédit photo : Illustration générée par IA

