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Changement d’heure : comment encaisser le passage en douceur

Deux fois par an, on bricole nos horloges, et notre corps, lui, n’apprécie pas toujours. Le passage à l’heure d’hiver, censé nous offrir une heure de sommeil en plus, se solde souvent par quelques jours de flottement : fatigue, humeur en berne, sommeil chamboulé. Bonne nouvelle, on peut limiter la casse avec quelques réflexes simples.

Pour comprendre, il faut savoir qu’on possède une horloge interne, réglée en grande partie par la lumière. Quand on décale brutalement les repères, cette horloge met un peu de temps à se recaler. Une heure, ça paraît anodin, mais l’organisme le ressent, comme un mini décalage horaire sans avoir pris l’avion. Les plus sensibles, enfants en bas âge et personnes âgées en tête, le vivent parfois sur plusieurs jours.

La meilleure parade, c’est d’anticiper plutôt que de subir. Plutôt que de tout encaisser d’un coup, on peut décaler ses horaires de coucher et de lever de quinze minutes sur quelques jours avant le changement. Ce glissement progressif évite le choc et laisse à l’horloge interne le temps de s’ajuster en douceur. Idéal quand on a un emploi du temps qui le permet.

La lumière reste l’outil numéro un. Le matin, on s’expose le plus possible à la lumière du jour, en ouvrant grand les volets ou en sortant marcher, même quelques minutes. C’est elle qui dit au cerveau qu’il est temps d’être éveillé et qui recale l’horloge. À l’inverse, le soir, on tamise les lumières et on lève le pied sur les écrans, dont la lumière trompe le cerveau et retarde l’endormissement.

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Les bonnes habitudes de sommeil font le reste. Garder des horaires réguliers, éviter les excitants comme le café en fin de journée, ne pas se jeter sur de longues siestes pour compenser, qui décalent encore plus le rythme. Un peu d’activité physique dans la journée aide aussi à mieux dormir la nuit venue. Rien de spectaculaire, mais ce sont ces basiques qui font la différence sur la durée.

Le moral, lui aussi, peut accuser le coup, surtout à l’heure d’hiver. La nuit qui tombe plus tôt réduit notre exposition à la lumière naturelle, et certains y sont particulièrement sensibles, avec un vrai coup de blues saisonnier. Là encore, capter un maximum de lumière en journée est précieux. Pour les personnes les plus touchées, la luminothérapie, qui consiste à s’exposer à une lampe spéciale le matin, peut sérieusement aider à passer l’hiver.

Au fond, le changement d’heure n’est qu’un petit caillou dans la chaussure, vite oublié pour la plupart d’entre nous. En soignant sa lumière, son sommeil et ses habitudes, on absorbe le décalage en quelques jours. Et si la fatigue s’installe vraiment au-delà, sans raison apparente, c’est l’occasion de faire le point sur son sommeil plus globalement.

Crédit photo : DR

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