La dorade a une réputation de poisson chic, celui qu’on commande au restaurant les grands jours. Dans les faits, c’est surtout un poisson blanc malin, abordable à l’étal quand il est d’élevage, et bourré de bonnes choses.
Comptez autour de 90 à 110 calories pour cent grammes une fois cuite. Pour ça, vous récupérez 18 à 20 grammes de protéines, soit à peu près autant qu’un blanc de poulet, avec très peu de gras. Deux à quatre grammes de lipides, dont une part d’oméga-3, ces acides gras que le corps ne sait pas fabriquer seul et qui prennent soin du cœur et des vaisseaux. La dorade en contient moins qu’un maquereau ou une sardine, soyons clairs, mais elle en contient.
Le reste de la fiche est tout aussi flatteur. Du phosphore pour les os, du sélénium qui joue les antioxydants, de l’iode pour la thyroïde, et une belle dose de vitamine B12, celle qui aide à tenir le coup côté énergie et système nerveux. Le tout dans une chair fine, sans arêtes une fois le poisson levé en filets, ce qui en fait un des rares poissons que les enfants acceptent sans négocier.
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La fameuse question élevage contre sauvage ? Elle compte moins qu’on ne le dit. La dorade sauvage affiche un profil un peu plus maigre et un goût plus marqué, l’élevage est plus régulier, plus gras, souvent deux fois moins cher. Côté nutriments, l’écart reste mince. Prenez celle qui tient votre budget, vérifiez juste l’œil bien bombé et brillant, les branchies rouge vif et une odeur franche d’iode, pas de relent. Un poisson frais ne sent pas le poisson, justement.
En cuisine, elle ne demande pas grand-chose. Entière au four sur un lit de légumes, en papillote avec un filet de citron, ou simplement poêlée côté peau pour la rendre croustillante. Évitez de la noyer sous la crème, ce serait gâcher une chair aussi délicate. Un trait d’huile d’olive, des herbes, et c’est réglé.
Deux portions de poisson par semaine, c’est ce que recommandent la plupart des repères officiels, dont au moins un poisson gras. La dorade n’entre pas dans cette dernière case, mais elle fait une excellente variante pour alterner avec le saumon ou le thon, sans se ruiner ni avoir l’impression de manger diététique. Et ça, franchement, c’est plutôt agréable.
Crédit photo : Illustration générée par IA

