Bol de poudre de chlorella vert foncé et cuillère en bois avec comprimés verts sur un plan de travail
nutrition

La moitié de la chlorella est protéine, l’autre une paroi que vous ne digérez pas

La chlorella, c’est cette microalgue d’eau douce vert foncé qu’on vend en poudre ou en petits comprimés dans les rayons compléments. Sur le papier, la fiche nutritionnelle a de quoi impressionner. Entre 55 et 60 % de son poids sec, ce sont des protéines, avec tous les acides aminés essentiels. Et côté chlorophylle, ce pigment vert qui lui donne sa couleur, elle en concentre plus par gramme que quasiment n’importe quel aliment de votre cuisine.

Sauf que voilà, il y a un petit souci mécanique. Chaque cellule de chlorella est enfermée dans une paroi de cellulose, la même fibre végétale que votre intestin ne sait pas casser. Résultat, une chlorella brute vous traverse en grande partie sans livrer grand-chose. C’est pour ça que les fabricants sérieux vendent de la chlorella à paroi brisée, ou « cracked cell wall » sur les étiquettes anglaises. Un coup de broyage mécanique, et l’absorption change du tout au tout : la digestibilité des protéines grimpe autour de 80 %. Sans cette étape, vous payez surtout pour de la belle poudre verte.

Le point qui fait débat, c’est la vitamine B12. Des travaux ont montré une forme de B12 réellement assimilable chez des végétariens qui en prenaient. C’est intéressant quand on mange peu ou pas de produits animaux, mais ça ne remplace pas un suivi sérieux de son taux, et surtout pas un avis médical si vous êtes déjà carencé.

Purasana Chlorella bio, paroi cellulaire brisée, 500 comprimés

Si vous voulez tester, visez justement une chlorella à paroi brisée pour que les nutriments soient réellement absorbés.

Purasana Chlorella bio, paroi cellulaire brisée, 500 comprimés → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Et puis il y a le sujet des métaux lourds, qui joue dans les deux sens. La chlorella a cette capacité à fixer les métaux, sa paroi les capte par échange d’ions, d’où sa réputation « détox » qu’on voit partout. Le problème, c’est que cette même algue absorbe aussi ce qu’il y a dans son eau de culture. Des analyses de compléments ont retrouvé du plomb, du mercure ou de l’aluminium dans certains produits. Autrement dit, la qualité du lot compte énormément, et on choisit une marque qui publie ses analyses.

Concrètement, la chlorella n’est ni un remède miracle ni une arnaque. C’est un complément dense, à paroi brisée, testé en laboratoire, et pris avec un peu de bon sens. Si vous suivez un traitement, si vous êtes enceinte ou que vous prenez des anticoagulants, parlez-en d’abord à un professionnel de santé. Ça reste plus prudent que de faire confiance à une poudre verte pour tout régler.

Crédit photo : Illustration générée par IA

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *