Tiges de feuilles de stévia fraîches à côté d'une coupelle de poudre blanche et de morceaux de sucre, vue de dessus sur une table en bois clair
nutrition

La stévia sort d’une feuille, pas d’un laboratoire

Vous avez forcément croisé son nom sur une bouteille de soda allégé ou un paquet de chewing-gums. La stévia traîne une réputation d’édulcorant de synthèse, alors qu’au départ, c’est une plante. Un petit arbuste de la famille des marguerites, le Stevia rebaudiana, qui pousse à l’état sauvage au Brésil et au Paraguay. Les Guaranis mâchaient déjà ses feuilles pour adoucir leurs infusions il y a plus de deux siècles.

Ce qui sucre là-dedans, ce sont les glycosides de stéviol, des molécules concentrées dans la feuille. Et elles tapent fort. Selon la forme, on parle d’un pouvoir sucrant de 200 à 300 fois supérieur à celui du sucre de table. Une pincée suffit là où vous mettriez une cuillère. La feuille simplement séchée et réduite en poudre reste plus douce, autour de dix à quinze fois le sucre, alors que les extraits purifiés vendus en magasin montent beaucoup plus haut.

Le vrai argument, c’est l’addition calorique. Elle est quasi nulle. Les glycosides ne sont pas assimilés comme un glucide classique, donc la stévia n’apporte ni calories ni montée de glycémie. Pour quelqu’un qui surveille sa consommation de sucre, ça compte. Elle intéresse d’ailleurs les personnes diabétiques, même si là on ne s’improvise pas médecin : en cas de doute, un professionnel de santé reste le bon interlocuteur.

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Côté sécurité, pas de zone d’ombre. Les autorités sanitaires européennes ont fixé une dose journalière à ne pas dépasser, et aux quantités où on l’utilise vraiment, on reste très loin du plafond. La stévia a beau être naturelle, elle passe les mêmes contrôles que les autres édulcorants avant d’arriver dans votre caddie.

Reste le petit défaut qui divise, son arrière-goût. Beaucoup lui trouvent une note réglissée, parfois une pointe amère en fin de bouche, surtout dans les versions les moins raffinées. C’est une question d’habitude et de dosage. En cuisine, elle ne caramélise pas et ne donne pas de volume à une pâtisserie, donc remplacer le sucre au gramme près dans un gâteau ne marche pas vraiment.

Mon conseil, si vous voulez tester : commencez par une boisson chaude, un thé ou un café, avec une toute petite quantité. Vous verrez vite si la note végétale vous convient. Et gardez en tête qu’alléger, ce n’est pas tout remplacer. Le sucre d’un fruit entier vaudra toujours mieux qu’un soda, même adouci à la stévia.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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