Trois noix du Brésil décortiquées posées sur un plan de travail en bois clair
nutrition

Trop de sélénium est aussi mauvais que pas assez

Le sélénium, c’est un oligo-élément. Comprenez un minéral dont votre corps a besoin en toutes petites quantités, mais dont il ne sait pas se passer. Il participe à la défense de vos cellules contre l’oxydation et joue un rôle direct dans le bon fonctionnement de la thyroïde. Autant dire que ce n’est pas un détail.

La particularité du sélénium, c’est sa fenêtre étroite. Il en faut assez, pas trop, et l’écart entre les deux est plus petit qu’on ne le croit. L’ANSES situe l’apport satisfaisant de l’adulte autour de 70 microgrammes par jour, un peu plus pour une femme qui allaite. La limite de sécurité, elle, est fixée à 300 microgrammes par jour au niveau européen. Au-dessus, de façon répétée, le risque de sélénose augmente.

Et là, la star absolue, c’est la noix du Brésil. Une seule noix peut contenir entre 60 et 90 microgrammes de sélénium, soit l’équivalent d’une journée entière de besoins. Rien d’autre dans votre placard ne joue dans cette catégorie. Du coup, la consigne tient en peu de mots : une à trois noix du Brésil par jour, pas davantage. Si vous en avalez une poignée tous les matins en pensant bien faire, vous grimpez vite au-delà de la limite.

Noix du Brésil entières 100% nature, 1 kg

Pour tester la chose à la maison, une à trois par jour suffisent : un sachet nature fait largement l’affaire.

Noix du Brésil entières 100% nature, 1 kg → voir sur Amazon

Lien affilié Amazon. En tant que Partenaire Amazon, je réalise un bénéfice sur les achats remplissant les conditions requises.

Trop de sélénium ne se voit pas tout de suite, et c’est bien le problème. Les signes d’un excès chronique arrivent à bas bruit : une haleine qui sent l’ail sans raison, des ongles qui deviennent cassants, parfois des troubles digestifs ou une chute de cheveux. Rien de dramatique dans l’immense majorité des cas, mais rien d’agréable non plus.

Bonne nouvelle quand même, le sélénium ne vit pas que dans une noix exotique. On en trouve dans les poissons comme le thon ou la sardine, dans les œufs, les abats, les céréales complètes. Une alimentation variée en apporte généralement ce qu’il faut, sans que vous ayez à y penser. La carence existe surtout dans les régions où les sols en sont pauvres, pas vraiment dans nos assiettes habituelles.

La morale, c’est qu’il n’y a aucun intérêt à se supplémenter à l’aveugle. Plus n’est pas mieux, ici moins qu’ailleurs. En cas de doute, ou si vous envisagez une cure, demandez conseil à un professionnel de santé plutôt que de doubler les doses tout seul.

Crédit photo : Illustration générée par IA

Vous pourriez également aimer...

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *