Haricots azuki rouges secs dans un bol en céramique sur une table en bois
nutrition

Au Japon, le haricot azuki finit plus souvent en dessert qu’en plat

Chez nous, quand on parle haricot, on imagine un plat salé, mijoté, avec de la viande ou une sauce tomate. Au Japon, l’azuki prend le chemin inverse. Ce petit haricot rouge, à peine plus gros qu’un grain de riz, sert surtout à préparer l’anko, une pâte sucrée qu’on fourre dans les pâtisseries, les mochis et jusque dans les glaces.

Et pourtant, derrière la gourmandise, il y a un vrai poids lourd nutritionnel. Cent grammes de haricots azuki secs, c’est environ 23 grammes de protéines et près de 15 grammes de fibres. Même une fois cuits, gorgés d’eau, ils gardent de quoi caler durablement, autour de 7 à 8 grammes de protéines et autant de fibres pour 100 grammes. De quoi tenir jusqu’au repas suivant sans fringale.

Les fibres, justement, jouent sur deux tableaux. Les solubles ralentissent l’absorption du sucre dans le sang, ce qui évite le pic de glycémie, cette montée brutale après un repas trop riche. Les insolubles, elles, font avancer le transit. Bref, votre intestin apprécie.

Côté minéraux, l’azuki n’est pas en reste. Il apporte du fer, utile à la fabrication des globules rouges, du magnésium et du potassium, ce dernier donnant un coup de main à la régulation de la tension. Rien de miraculeux, mais pour une légumineuse, le bilan est franchement bon.

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En cuisine, pas besoin de partir sur le dessert japonais si ça vous intimide. L’azuki se glisse très bien dans une soupe, une salade tiède, un curry ou un dhal. Il cuit un peu plus vite que la plupart des haricots secs, surtout si vous le laissez tremper quelques heures avant. Petit détail qui compte, jetez l’eau de trempage et rincez-les, ça réduit les composés responsables des ballonnements.

Un bémol quand même. Comme toutes les légumineuses, l’azuki demande une introduction progressive si vous n’avez pas l’habitude. Commencez par de petites portions, le temps que votre système digestif s’adapte. Et si vous suivez un régime particulier ou prenez un traitement, un avis médical ne fait jamais de mal.

Pour le reste, c’est un ingrédient simple, bon marché, qui se conserve des mois au sec. On aurait tort de le réserver aux boutiques spécialisées, il mérite une place dans le placard, salé ou sucré, à vous de voir.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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