Deux filets de truite rose crue sur une planche en bois avec un citron et de l'aneth
nutrition

La truite rivalise avec le saumon pour deux fois moins cher

On a tendance à toujours remplir son panier avec les mêmes poissons gras, le saumon en tête, et la truite reste sur le bord de l’étal. Dommage, parce qu’elle joue dans la même catégorie nutritionnelle, souvent pour un prix bien plus doux.

La truite, c’est d’abord une belle dose d’oméga-3, ces acides gras que le corps ne sait pas fabriquer tout seul et qui soutiennent le cœur et le cerveau. Comptez autour d’un gramme pour cent grammes de truite d’élevage, ce qui la place dans le haut du panier, pas très loin du saumon. Côté protéines, on tourne autour de vingt grammes aux cent grammes, de quoi caler un repas sans alourdir l’addition.

Il y a aussi la vitamine D, celle qui nous manque presque tous l’hiver et qu’on trouve très rarement dans l’assiette. Les poissons gras en sont parmi les meilleures sources, et la truite ne fait pas exception. Ajoutez la vitamine B12 et le sélénium, et vous avez un poisson franchement complet.

Un argument qu’on oublie souvent : la truite est un petit poisson, qui vit peu longtemps et ne se nourrit pas d’autres gros poissons. Résultat, elle accumule beaucoup moins de métaux lourds comme le mercure que les grands prédateurs type thon ou espadon. C’est précisément ce qui en fait un bon choix régulier, y compris quand on surveille sa consommation de poisson.

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En France, la truite arc-en-ciel d’élevage est partout, produite dans des rivières et des bassins un peu partout sur le territoire. Elle revient en général nettement moins cher que le saumon au kilo, et sa chair rosée ressemble à s’y méprendre à celle de son cousin. Difficile de faire la différence une fois dans l’assiette.

Pour la cuisiner, inutile de se compliquer la vie. Un filet passé quelques minutes à la poêle côté peau, un trait de citron, quelques herbes, et c’est prêt. Au four en papillote avec un peu de fenouil ou d’aneth, elle garde tout son moelleux. Évitez juste de la cuire trop fort trop longtemps, sinon la chair devient sèche et vous perdez ce qui fait son intérêt.

Les autorités sanitaires recommandent deux portions de poisson par semaine, dont au moins une grasse. La truite coche la case sans forcer sur le budget. Alors la prochaine fois que vous hésitez devant l’étal, pensez à elle.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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