Marcher dans la mer avec de l’eau jusqu’à la poitrine, voilà à peu près tout le principe du longe-côte. Ça a l’air tranquille comme une promenade sur le sable. Sauf que voilà : l’eau freine chacun de vos pas, et ce simple frein transforme la balade en vraie séance de sport.
C’est ça, l’idée. La résistance de l’eau oblige les jambes, les fessiers et toute la ceinture abdominale à pousser à chaque foulée. Ajoutez une pagaie, celle qu’on tient souvent pour s’aider à avancer, et le haut du corps s’y met aussi. Bras, épaules, dos : tout travaille, et sans que vous ayez l’impression de forcer.
Côté dépense, c’est loin d’être anecdotique. Une séance de 45 minutes à une heure brûle en gros entre 400 et 600 calories, à peu près comme un footing. La grande différence, c’est que vos genoux et vos hanches ne prennent aucun choc. L’eau vous porte, elle allège votre poids, et les articulations sont épargnées. Voilà pourquoi le longe-côte plaît autant aux personnes qui reprennent le sport après une blessure, à celles qui ont les genoux fragiles, ou tout simplement à qui déteste courir sur le bitume.
Le cœur, lui, bosse quand même. Marcher dans un élément qui résiste fait grimper le rythme cardiaque et travaille le souffle, un peu comme un vélo tranquille mais dans une eau à quinze degrés. L’équilibre s’améliore aussi, forcément, quand chaque vague essaie de vous déséquilibrer.
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Petit rappel pour situer : le longe-côte est né en 2005 du côté de Dunkerque, imaginé par Thomas Wallyn, un entraîneur d’aviron qui cherchait à muscler ses rameurs hors du bateau. Depuis, la pratique a essaimé sur tout le littoral, en club, souvent affiliée aux fédérations de randonnée.
Quelques précautions avant de vous jeter à l’eau. La température, d’abord : une combinaison et des chaussons évitent le coup de froid, même en été. Le courant, ensuite : on marche parallèle au rivage, dans une zone surveillée, jamais seul, et on garde toujours pied. Et si vous avez un souci cardiaque ou de tension, un petit avis médical avant de commencer ne fait pas de mal.
Le reste, c’est du plaisir. On avance à plusieurs, on discute, on regarde l’horizon, et on ressort de là avec la sensation d’avoir vraiment bougé. Pas mal, pour une simple marche dans l’eau.
Crédit photo : Illustration générée par IA

