On les confond tout le temps, et pour cause : posées côte à côte sur l’étal, la mandarine et la clémentine se ressemblent énormément. Pourtant ce ne sont pas les mêmes fruits, et la différence saute aux yeux dès qu’on plante les dents dedans.
La mandarine, c’est l’ancienne. Peau un peu épaisse, chair très parfumée, et surtout des pépins, parfois beaucoup. La clémentine est plus récente : c’est un croisement entre un mandarinier et un oranger, obtenu au tout début du XXe siècle. Résultat, une peau fine qui se détache toute seule, un goût plus acidulé, et une chair quasiment sans pépin. Voilà pourquoi c’est elle qu’on retrouve dans les paniers des enfants.
Côté nutrition, les deux jouent dans la même cour, et c’est une bonne cour. On tourne autour de 49 mg de vitamine C pour 100 g, soit à peu près 60 % de ce qu’un adulte devrait avaler dans la journée. Deux petits fruits et le compte est bon. La vitamine C, c’est l’antioxydant qui donne un coup de main au système immunitaire, ce qui tombe plutôt bien en hiver, quand ces agrumes débarquent justement sur les marchés.
Il y a aussi des fibres, environ 1,7 g pour 100 g. Rien d’énorme, mais ça participe au bon fonctionnement du transit, surtout si vous mangez les quartiers entiers plutôt que de les presser en jus. Le jus, lui, perd une partie des fibres et concentre les sucres. Ajoutez des flavonoïdes, ces composés végétaux qu’on trouve dans pas mal de fruits, et vous avez un en-cas franchement honnête.
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La mandarine, un peu plus grosse, apporte en général un chouïa plus de fibres et de glucides. La clémentine, un peu plus de vitamine C et de folates. Autant dire que le match se termine sur un quasi match nul, et que le vrai critère reste surtout la corvée des pépins.
Un point de vigilance quand même : ce sont des fruits sucrés. Trois ou quatre à la suite, ça passe tout seul, mais ça fait vite grimper la dose de sucre. Rien de dramatique, il suffit de ne pas vider le filet en une soirée devant la télé.
Bref, choisissez selon l’envie du moment. Pépins et parfum d’un côté, facilité et douceur de l’autre. Dans les deux cas, vous ne faites pas un mauvais choix.
Crédit photo : Illustration générée par IA

