Énorme ballon de kin-ball gris et rose frappé par des joueurs dans un gymnase
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Au kin-ball, vous jouez contre deux équipes à la fois

La plupart des sports collectifs opposent deux camps. Le kin-ball, lui, en met trois sur le terrain en même temps, et c’est toute son idée. Trois équipes de quatre joueurs, chacune sa couleur, noir, gris ou bleu, qui se disputent un ballon énorme de 1,22 mètre de diamètre. Le truc ne pèse pourtant qu’un kilo, à peine plus qu’une bouteille d’eau, parce qu’il n’est gonflé que d’air.

Le principe tient en une phrase. L’équipe qui a le ballon en appelle une autre, frappe, et l’équipe désignée doit le rattraper avant qu’il touche le sol. Ratez, commettez une faute, et un point tombe d’un coup dans l’escarcelle des deux autres équipes. Vous n’avez donc jamais un seul adversaire. Vous en avez toujours deux, et ça change complètement la façon de réfléchir sur le terrain.

Autre détail qui déroute au début. Pour frapper, les quatre joueurs de l’équipe doivent tous être en contact avec le ballon. Impossible de tirer tout seul dans son coin. Il faut se placer, se coller, se coordonner à chaque échange. C’est un sport où l’individualiste ne sert à rien, et honnêtement ça fait du bien à voir.

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Côté effort, ne vous fiez pas au ballon rigolo. On court, on plonge, on saute pour couvrir un terrain de 20 mètres sur 20, et le rythme grimpe vite. La coordination, l’endurance et les réflexes y trouvent leur compte, sans les chocs violents d’un rugby ou d’un hand. Pas de contact brutal entre joueurs, juste le ballon et vous. C’est d’ailleurs pour ça qu’on le croise autant à l’école qu’en club, et qu’il se pratique très bien en version inclusive, avec des personnes en situation de handicap.

Le kin-ball nous vient du Québec, inventé dans les années 1980 par un prof d’éducation physique qui voulait un jeu où personne ne reste sur le banc. Mission plutôt réussie, vu qu’à trois équipes tout le monde est concerné en permanence.

Si vous cherchez une activité de groupe qui décoince les timides et fatigue les bavards, testez une séance en club ou en association. Prévoyez juste des baskets propres et l’envie de crier la couleur de vos adversaires. Pour le reste, le gros ballon rose fait le boulot.

Crédit photo : Illustration générée par IA

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