On imagine le tennis comme un truc un peu chic, réservé aux gens qui ont une raquette dans le coffre et un abonnement au club du coin. C’est dommage, parce que côté santé, peu de sports font aussi bien avec aussi peu.
Le premier atout, c’est le cœur. Un simple contre un adversaire, ça enchaîne les accélérations, les arrêts, les changements de direction. Rien à voir avec un effort régulier et prévisible : le corps passe son temps à repartir. Résultat, on brûle facilement 500 à 600 calories en une heure de jeu soutenu, tout en travaillant le souffle sans jamais avoir l’impression de faire du cardio pour du cardio.
Et puis il y a cette étude danoise devenue célèbre, la Copenhagen City Heart Study, qui a suivi des milliers de personnes sur plusieurs décennies. Les pratiquants de sports de raquette, tennis en tête, arrivaient tout en haut du classement de l’espérance de vie, avec un gain estimé autour de neuf ans de plus que les sédentaires. Loin devant la course à pied ou le vélo dans cette même étude. L’explication tient sans doute autant au corps qu’au reste : on joue à deux, on discute, on rigole, et le côté social pèse lourd sur la santé au long cours.
Pour taper contre un mur ou lancer une partie improvisée, un tube de balles correctes suffit largement pour débuter.
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Le tennis, c’est aussi une école de coordination. Suivre une balle, ajuster son geste, se replacer en une fraction de seconde, ça sollicite le cerveau autant que les jambes. Sur la durée, cette gymnastique mentale entretient les réflexes et l’équilibre, ce qui n’est pas rien en vieillissant.
Reste que ce n’est pas un sport tout doux, et il faut se méfier de deux ou trois choses. Le fameux tennis elbow, cette douleur au coude qui vient d’un geste répété ou d’un matériel mal réglé, guette ceux qui forcent sans technique. Les genoux et les chevilles encaissent beaucoup avec les appuis brusques, surtout sur terrain dur. Donc on s’échauffe vraiment avant de taper, on ne néglige pas la qualité des chaussures, et on augmente le rythme progressivement plutôt que d’enchaîner trois heures dès la reprise.
Si vous avez un souci articulaire ou cardiaque connu, un mot à votre médecin avant de vous lancer ne coûte rien. Pour tous les autres, il suffit d’une raquette, d’un mur ou d’un partenaire, et d’un peu de régularité. Le score, franchement, on s’en moque.
Crédit photo : Illustration générée par IA

